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Ces semaines supplémentaires du mois d’Adar I se sont écoulés bien vite. Nous entrons maintenant dans le deuxième Adar. Les semaines passées nous étaient essentiellement utiles car elles nous laissaient comprendre que le temps de Pourim approchait. Ainsi, elles nous ont conduit à réfléchir aux indispensables préparatifs, tant spirituels que matériels, qui feront que la fête à venir sera encore plus grande et plus belle et que nous la vivrons avec toute la noblesse requise. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Pourim est une célébration qui vient de loin, pas seulement d’un point de vue temporel, et qui nous entraîne plus loin encore.

Il est juste temps de revivre par avance ces événements, l’urgence s’en fait sentir dès aujourd’hui. Lorsque le drame se noua à la cour de Perse, que les Juifs, habitués alors à une certaine tranquillité d’exil, furent brutalement menacés d’anéantissement, un homme indiqua le chemin du salut et de la victoire.

C’était bien sûr Morde’haï, le chef du peuple juif en ces temps, qui devait assumer cette responsabilité. Certes, il entreprit toutes les actions utiles pour répondre à la menace et l’histoire a montré qu’il sut agir avec sagesse. Mais, tout d’abord, il manifesta, par son attitude, ce que devaient être l’esprit et le comportement de chacun.

Le texte de la Méguila, du livre d’Esther, nous le dit avec netteté : « Et Morde’haï ne se courba pas ni ne se prosterna » devant Haman, l’antisémite avant la lettre. Une telle conduite en une telle période ne peut que soulever l’inquiétude. L’oppresseur était Haman, le premier des ministres de l’empereur. Il avait tout pouvoir.

N’aurait-il pas été judicieux d’avoir l’échine plus souple ? Et Mordé’haï lui-même n’éprouvait-il donc aucune frayeur en défiant le tyran ? Mais c’est qu’il était le guide et l’exemple à suivre. Il n’agissait pas ainsi par orgueil ou légèreté. Il donnait à chacun la conscience nécessaire pour traverser l’histoire et laisser nos ennemis y disparaître.

De fait, Pourim n’est pas qu’un récit du passé au long d’une histoire fertile en pérégrinations. Il présente tous les éléments qui évoquent, pour nous, des situations connues : l’exil, l’inquiétude de l’avenir, des ennemis tenaces qu’aucune morale ne retient etc. Et, inséparable du reste, cette tentation lancinante : avoir peur, plier, fuir…

C’est alors que Mordé’haï intervient. Incarnation claire de la conscience et de la fidélité à soi-même, il sait voir plus loin que l’écume des choses. Il perçoit les courants profonds de l’histoire et connaît les dangers de l’abandon. Grâce à lui, par lui, au cœur de la détresse surgira la victoire. Bien des siècles sont passés depuis lors mais le message brille avec force au-dessus de nous, partout, en nous.

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