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Le verset Kedochim 19, 18 dit : «Tu aimeras ton prochain comme toi-même» et Rachi explique : «Selon Rabbi Akiva, c’est un grand principe de la Torah». Néanmoins, ce Précepte soulève deux interrogations :

 

  1. Tout d’abord, comment la Torah peut-elle demander d’aimer quelqu’un d’autre autant que l’on aime sa propre personne, ce qui va à l’encontre de la nature humaine ? En effet, «le coeur de l’homme ne parviendra pas à aimer son ami comme il s’aime lui-même», selon les termes du Ramban. Ce Précepte est donc pratiquement impossible à mettre en pratique(1) !
  2. B) En outre, pourquoi doit-il y avoir des Mitsvot régissant les relations entre les hommes, nombre d’entre elles étant énoncées dans cette Parchat Kedochim, «ne vole pas», «ne spolie pas», «ne colporte pas», «ne haïs pas»(2) ? Bien plus, le même verset indique : «ne te venge pas»(3). Pourtant, il est bien clair que celui qui «aime son prochain comme lui-même» respectera naturellement tous ces Préceptes(4).

 

 

En fait, on peut justifier qu’il en soit ainsi d’après ce commentaire de Rachi, citant les propos de Rabbi Akiva selon lesquels cette Mitsva, «tu aimeras ton prochain comme toi-même», est : «un grand principe de la Torah»(5).

 

En d’autres termes, le Précepte : «tu aimeras ton prochain comme toi-même» n’est pas une Mitsva indépendante(6), se rapportant au sentiment d’amour qu’un homme peut ressentir en son coeur. Il ne veut pas dire simplement qu’un homme doit aimer son prochain, en son coeur, comme il aime sa propre personne. C’est, en fait, un «principe», une règle générale, comportant de nombreux détails d’application, qui sont, en l’occurrence, toutes les autres Mitsvot s’appliquant entre les hommes.

 

 

Ce qui vient d’être dit permet de répondre aux deux questions précédemment posées. En effet, le Précepte : «tu aimeras ton prochain comme toi-même» ne se limite pas à un sentiment d’amour, physiquement ressenti, dans le coeur de l’homme, ce qui n’est pas envisageable, comme on l’a indiqué au préalable(7). Plus exactement, cet amour doit avoir un effet concret, en l’occurrence le respect de toutes les Mitsvot s’appliquant entre les hommes.

 

 

De façon générale, la Torah procède systématiquement de cette manière. Elle énonce, tout d’abord, le principe général, puis elle énumère tous les détails d’application qui en découlent(8).

 

 

(Discours du Rabbi, Likouteï Si’hot, tome 17, page 215)

 

 

Notes :
(1) Il est pourtant bien clair que le Saint béni soit-Il ne demande pas l’impossible.
(2) En effet, si les Mitsvot envers le Tout Puissant ont une place naturelle dans le service de Dieu, pourquoi les relations entre les hommes doivent-elles être régies par la Torah ?
(3) Et, il est donc redondant.
(4) Dès lors, pourquoi les spécifier ?
(5) Et, non uniquement une Mitsva spécifique.
(6) De toutes celles qui s’appliquent entre les hommes.
(7) Car, c’est effectivement trop lui demander.
(8) Et, n’en sont, au final, que des aspects particuliers.
 
 

Loubavitch.fr

 

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