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L’armée israélienne a répliqué mercredi à deux tirs de roquettes palestiniennes. Une vingtaine de cibles militaires du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle le territoire gazaoui, ont été frappées par le raid aérien.

 

Gaza a frisé l’embrasement après le tir nocturne d’une roquette palestinienne en direction d’Israël. Le projectile est parvenu à franchir le «Dôme de fer», le système de protection antimissiles israélien. Il s’est écrasé vers 4 heures du matin ce mercredi dans une zone habitée à Beer-Sheva dans le sud, à une quarantaine de kilomètres du territoire palestinien, s’écrasant dans un jardin contre le mur de la maison d’une famille israélienne. En état de choc, le couple et ses trois enfants n’ont pas été blessés. Un second tir s’est abîmé en mer, en bordure de la grande région de Tel Aviv. Une troisième attaque a été déjouée par un missile largué par un avion israélien qui a détruit une base de lancement de roquettes alors que deux combattants palestiniens s’apprêtaient à actionner leur engin. (Voir les images fournies par l’armée israélienne). L’un d’eux a été tué, a confirmé le ministère de la Santé à Gaza.

Les forces de défense israéliennes (IDF) ont immédiatement répliqué avec des représailles contre des «ateliers de fabrication de roquettes» et des «tunnels» clandestins creusés sous la frontière. Selon Tsahal, une vingtaine de cibles militaires du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza, ont été frappées par le raid aérien.

Ce premier acte d’hostilité militaire depuis des semaines en provenance de la bande de Gaza a relancé une tension perceptible depuis plusieurs jours. Le Hamas, qui a condamné les attaques, et une seconde organisation islamiste, le Djihad islamique, ont nié toute implication dans les salves, laissant entendre que des petits groupes isolés auraient pu agir de leur propre initiative. Une version jugée peu convaincante par les forces israéliennes. «Nous tenons le Hamas pour responsable de toutes les attaques» a commenté Jonathan Conricus, l’un des porte-parole de l’armée israélienne.

Ces incidents ont provoqué la fermeture des points de passage entre le territoire gazaoui et Israël, ainsi que la réunion dans la journée du Conseil de sécurité national israélien présidé par le premier ministre Benyamin Nétanyahou. Les autorités sont confrontées à un dilemme: elles sont tentées de répondre aux nouvelles provocations palestiniennes par une opération d’envergure, mais craignent de se retrouver dans une impasse. Le ministre de la Défense Avigdor Lieberman avait affirmé dès mardi qu’il était temps de porter un «coup sévère» au Hamas. «C’est le seul moyen de ramener la situation à ce qu’elle était avant, disait-il. Nous avons essayé toutes les options et elles ont échoué. Le temps des décisions est venu.» Il prône une «violence zéro» comme condition à la poursuite du dialogue avec le mouvement islamiste. Les avis des responsables militaires sont plus nuancés. Ils s’interrogent notamment sur les objectifs finaux d’un engagement de grande ampleur. Une prudence à laquelle Benyamin Nétanyahou semble pour l’instant souscrire.

Ce jeudi, le chef du renseignement égyptien, Kamel Abbas, était attendu à Gaza, première étape d’une tournée dans la région qui devrait le mener en Israël et à Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas. L’Égypte tente avec le soutien des Nations unies, mais sans grand succès, une médiation dans le conflit entre le Hamas et Israël pour parvenir à un cessez-le-feu durable et à la levée de l’embargo partiel qui touche la bande de Gaza où la situation humanitaire ne cesse de se dégrader. Il se heurte à l’hostilité de l’Autorité palestinienne qui redoute qu’un accord renforce la position du Hamas à Gaza. Lefigaro

 

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