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Les lois de Chavouot par le Rav Avraham Barou’h Pevzner

Les lois de Chavouot par le Rav Avraham Barou’h Pevzner

Les horaires mentionnés dans le cours ne correspondent pas à cette année

 

0:25 Quand peut-on se couper les cheveux?

1:00 Dans quel cas devons-nous faire le “Erouv Tavchiline”? (Lorsque la Fête tombe Erev Chabbat)

1:37 Peut-on faire la sieste Chabbat dans l’intention de rester en forme pour la veillée de Chavouot? (Lorsque la veillée tombe Motsaei Chabbat)

2:25 Peut-on décongeler des aliments Chabbat pour Yom Tov? (Lorsque la Fête tombe Motsaei Chabbat)

3:00 Kriat Chéma du matin suite à la veillée

4:25 Peut-on compléter le “Tikoun de Chavouot” après la veillée?

5:05 Comment doivent se dérouler le repas de lait et le repas de viande?

8:05 Comment consommer du poisson et du fromage

9:00 Utilisation du feu pendant Yom Tov (allumer)

10:00 Diminuer une flamme ou éteindre un feu

12:10 Qui doit écouter les 10 commandements?

13:22 Est-il permit d’être énervé Yom Tov?

13:50 Comment être joyeux Yom Tov?

Chavouot  ‘Le point qui illumine le palais’ – Rav Yaakov Abergel

Chavouot ‘Le point qui illumine le palais’ – Rav Yaakov Abergel

Photo : Roman Vishniac 

(Pour la guérison de Raphaël Chmouel ben Sima, et pour l’anniversaire de Liba bat Esther)

Le Rabbi nous enseigne continuellement que le dévoilement de D.ieu est le désir de chaque Juif. Chaque Juif sans exception.  Aussi, ce désir se réalisera avec l’aide de D.ieu lors de la venue du Machia’h, laquelle n’est autre que le dévoilement de l’Essence divine.

D’une certaine manière, du fait que ‘D.ieu Israël et la Torah ne font qu’Un’, les dévoilements de l’Essence divine, de l’Essence de la Torah et de l’Essence de l’âme Juive, qui auront lieu lors de la Délivrance finale ne sont en réalité qu’un seul et même dévoilement.

Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Bamidbar, le Rabbi parle du fait que l’Eternel dévoile le jour du Chabbat, à toute Sa Création, le but pour lequel Il a créé le monde. C’est précisément lorsque l’on en connaît la raison, que l’on goûte à la joie véritable. En d’autres termes, la paix et la tranquilité sont toutes les deux liées à la connaissance de la profondeur de notre existence.

Dès-lors, nous pouvons comprendre que l’une des raisons pour lesquelles la Délivrance finale est appellée par les Sages ‘Chabbat éternel’, est qu’à cette époque l’Eternel dévoilera les raisons de Ses Commandements. C’est à cela que se rapporte la déclaration du Saint béni soit-Il selon laquelle ‘Une Torah nouvelle sortira de Moi’. En effet, lors de la Délivrance finale l’Eternel dévoilera aux enfants d’Israël, par l’intermédiaire du Machia’h, les raisons cachées de Ses Commandements.

De fait, ‘la Torah nouvelle’ représente le dévoilement de l’intention divine, de la Volonte intérieure et profonde de l’Eternel. Aussi, comme il a été dit précédemment, c’est précisement quand D.ieu dévoile la raison pour laquelle Il a créé le monde que l’homme peut goûter au repos, à la joie véritables.

Ainsi, le dévoilement de l’Essence de la Torah, la ‘Torah nouvelle’, apportera à ce monde un repos et une joie éternels, et c’est pour cela que la Délivrance finale est appellée, et sera, un ‘Chabbat éternel’.

L’occasion est donnée ici au Rabbi de nous rappeller ce que signifie ‘faire la Volonté de D.ieu’. Au regard de l’Eternel, et aussi étonnant que cela puisse paraître, accomplir les Commandement divins ne signifie pas (exactement) que l’on fait Sa Volonté. Le Rabbi précise que faire la Volonté de D.ieu signifie que l’on aime D.ieu‘de tout son pouvoir’, et cela au point de faire un don total de sa propre existence, de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour provoquer la Délivrance finale.

Aussi, il est possible de dire que la déclaration du Zohar selon laquelle ‘le point doit illuminer le palais’ s’accorde parfaitement aux propos du Rabbi.

Le ‘point’ représente la Volonté de D.ieu, laquelle doit illuminer constamment notre être tout entier, qu’il s’agisse de nos pensées, de nos paroles, ou de nos actes.

Par ailleurs ‘le point doit illuminer le palais’ évoque la lumière du Chabbat, ‘le point’, qui illumine les jours de la semaine, ‘le palais’.

En effet, la partie révélée de la Torah est liée aux six jours de la semaine durant lesquels nous nous efforçons de raffiner ce monde matériel. C’est précisément grâce à l’application concrète des Commandements divins tels que ceux-ci sont exprimés dans la partie révélée de la Torah, que nous y parvenons.

Quant au jour du Chabbat, celui-ci est lié à l’Essence de la Torah. Ce jour représente le plaisir de D.ieu, qui se fond dans la partie profonde de la Torah, et du fait que‘l’âme d’Israël est véritablement une parcelle de divinité d’En-haut’, il est évident que notre attachement au Rabbi, et notre étude de ses enseignements, sont  à l’origine même de notre propre plaisir.

Ainsi, ‘le point’ évoque ‘l’Essence de la Torah’, la Hassidout, car celle-ci vient pour ‘illuminer’ notre compréhension de la partie révélée de la Torah: ‘le palais’.

De fait, comme l’âme illumine le corps, la lumière de la partie profonde de la Torah illumine la partie révélée de la Torah,  comme le Jour du Chabbat illumine et apporte la Bénédiction à tous les jours de la semaine, la Séfira de Kéter (qui représente le Plaisir et la Volonté de D.ieu) surplombe et illumine toutes les Séfirots de tous les mondes de l’enchaînement des mondes de la Création.

 ‘Le point illumine le palais’ n’est pas non plus sans évoquer le Rabbi et l’Assemblée d’Israël, le Rabbi et ses Hassidim, car il illumine le coeur et l’ame de celui qui s’attache de manière profonde à ses enseignements. C’est à ce sujet qu’il est dit que le fait de nous trouver dans ‘les quatre coudées du Rabbi’ a pour effet de dévoiler l’Essence de notre âme.

C’est précisément par le fait de dévoiler l’Essence de notre âme dans la partie de notre âme qui s’habille dans notre corps que nous aurons le mérite de voir, avec nos yeux de chair, ‘un Ciel nouveau, une Terre nouvelle, et une Torah nouvelle’ lors de la venue de notre Juste Machia’h.

Ce monde matériel deviendra alors une demeure pour D.ieu. L’Essence de D.ieu illuminera notre monde: ‘Son Palais’. L’Essence de Sa Torah illuminera la terre et le ciel, notre coeur et notre âme. Tous les êtres de la Création ressentiront alors le But et la Volonté de D.ieu, Son Désir, et son Plaisir profond de créer le monde à chaque instant. Et cela, très bientôt et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.

Rav Yaakov Abergel

Chavouot : trouvez la lecture des Dix Commandements la plus proche de chez vous

Chavouot : trouvez la lecture des Dix Commandements la plus proche de chez vous

Parents juifs! Enfants juifs!

Soyez présents à la synagogue la plus proche de votre domicile,
le premier jour de Chavouot pour écouter
la lecture des Dix Commandements
Le dimanche matin 20 mai 2018

Le Beth Loubavitch vous propose de découvrir la liste des lectures des dix commandements sur Paris et sa région.

 

Adresse dimanche 20 mai 2018
75001Beth Habad, Hôtel Normandy, 7 rue de l’Echelle12h30
75002Beth ‘Habad, 41 rue Vivienne (1er étage) 12h00
75003Beth ‘Habad, 57 rue Saintonge 11h30 – 19h00
Synagogue, 15 rue Nazareth10h00
75004Synagogue, 17 rue des Rosiers12h00
Fondation R. Fleichmann, 18 rue des Ecouffes11h30
Synagogue, 24 rue de Bourg Tibourg10h30
Synagogue, 21 bis Rue des Tournelles10h30
Synagogue, 14 Place des Vosges11h00 – 19h30
75005Synagogue, 9 rue Vauquelin10h30
75006Synagogue Fleg, 8 Bis Rue de l’Éperon10h30
Beth Loubavitch, 23 Rue Notre Dame des Champs17h00
75007Beth Loubavitch, 19 Passage Jean Nicot12h00
75008Beth Loubavitch, 122, av. des Champs-Elysées11h15
A.I.O.F, 218-220 rue du Fbg S. Honoré10h00
75009Beth Loubavitch, 8 rue Lamartine12h30
Synagogue Berith Chalom, 18 rue S. Lazare10h00
75010Beth Loubavitch, 8 rue Legouvé10h00 – 13h30
Synagogue,  71 Rue de Dunkerque10h30 – 19h00
Salons Nr Hatorah, 3 rue Henri Turot19h00
75011Synagogue Ora Vesimha, 37 rue des Trois Bornes6h – 11h – 19h30
Synagogue Honi Amahagel, 4 rue de la Fontaine au Roi11h00
Synagogue Don Isaac Abravanel, 84 rue de la Roquette11h45
Pozzio Cafe, 256 Boulevard Voltaire13h00
75012Beth ‘Habad, 21 rue de la Gare de Reuilly11h15
Synagogue Chivte Israel, 12 cité Moynet10h00
75013Beth ‘Habad, 18 bd Vincent Auriol12h00
Beth ‘Habad, 7 rue Fernand Widal11h00 – 19h15
Synagogue Avoth Ouvanim, 14 rue Sthrau10h30
Synagogue S. F. Halimi, 61-65 rue Vergniaud10h00
75014Ohr Hahaïm, 223 rue Vercingétorix10h30
75015Beth Loubavitch, 62 rue Sébastien Mercier11h00
Beth Loubavitch, 2 rue d’Arsonval11h30
75016Torat Haïm, 4 rue Girodet11h30
75017Beth Habad, 1 ave Stéphane Mallarmé10h30
Beth Habad, 78 rue de Saussure11h00 – 13h30
Ecole Kitov, 9 rue Jacques Ibert11h00
Centre Rambam, 9-21, rue Galvani10h30
Foyer Myriam Zana, 10 rue Barye11h00 – 12h15
75018Beth Loubavitch, 8 rue du Marché Ordener12h30 – 13h30
Synagogue, 42 rue des Saules10h30
Synagogue Cité Sinaï, 2, rue Tristan Tzara11h45
Synagogue Montmartre, 13 rue S. Isaure10h30
75019Beth Haya Mouchka, 49 rue Petit12h00 – 20h00
Beth Loubavitch, 59 av. de Flandre12h00 – 20h00
Beth Loubavitch, 53 rue Compans12h00 – 12h30 – 20h00
Beth Habad, 74 ave Simon Bolivar12h00
Synagogue AJJ, 15 rue Riquet06h00
Synagogue Michkenot Israël, 6 rue Jean Nohain11h00
Synagogue Pa’had David, 11 rue du Plateau10h30
75020Beth Habad, 61 Quai de la Seine11h30
Beth Loubavitch, 93 rue des Orteaux11h45 – 19h00
Beth Loubavitch, 82 rue des Couronnes12h30
Heihal Menahem, 110 bd Ménilmontant12h00
Synagogue, 43 rue Pelleport9h45 – 11h00
Synagogue, 10 rue de la Cour des Noues10h30
Synagogue Haï Taieb Lo Meth, 49 rue Pali Kao10h30
Région Parisienne
77Melun Synagogue, angle rues Branly et Michelet11h00
Meaux Synagogue 11 rue Paul Barennes10h00
Pontault Combault Beth Habad, 55 av. des Lilas11h00
78La Celle S. Cloud Synagogue, 1 av. des Etangs10h30 – 18h00
Le Vésinet Synagogue, 29 rue Henri Cloppet10h30
Maison Laffite Synagogue, 16 ave Gal de Gaulle10h30
Poissy Synagogue, 12 rue Laurence Caroline10h00
Maurepas 2 ter rue de la Beauce10h30
Montigny le Bretonneux rue du Fortin11h30
Sartrouville Synagogue, 11 ave Stalingrad10h30
S. Germain en Laye Beth Loubavitch, 12 ter av. Carnot 11h30 13h00
Versailles Synagogue, 10 rue Albert Joly10h00 – 18h00
Verneuil AFIVE, rue de Bazincourt11h00
91Athis Mons Synagogue, 28 ave Jean Pierre Besnard10h45
Epinay s/Senart Synagogue, 1 avenue Victor Hugo11h00
Longjumeau 7, rue Jules Ferry10h30
Massy Beth ‘Habad, 56 quat rue de Longjumeau10h30
Savigny sur Orge Synagogue, 1 av. de l’Armée Leclerc6h00 – 10h00
S. Genevieve des Bois Salle Chataigneraie, av. République10h30
Vigneux s/Seine ACTE Synagogue, 13 rue Gabriel Péri11h00
Verrières-le-Buisson 15 Rue d’Estienne d’Orves11h00
92Antony Centre Communautaire, 1 rue Sderot10h30 – 19h00
Bois-Colombes Beth Loubavitch, 1 bis rue Raspail12h00
Boulogne Beth Habad, 1 rue des Longs Près11h00
Bourg-la-Reine Pavillon, 6 av. de Lattre de Tassigny17h00
Clichy la Garenne Synagogue, 26 rue Mozart10h40 – 19h00
Courbevoie Beth Loubavitch, 17 Rue Victor Hugo11h00
Garches Beth ‘Habad, 181 rue de la Porte Jaune11h00
Levallois Beth Habad, 129 rue Edouard Vaillant11h15
Le Plessis-Robinson Maison des Arts, 1 place Jane Rhodes11h00
Montrouge Beth Habad, 132 ave Henri Ginoux11h15
Nanterre 13 rue Castel Marly10h45
Neuilly sur Seine Synagogue, 12 rue Ancelle11h00
Neuilly sur Seine Beth Ham. Aleph, 25 rue Garnier10h30
Neuilly sur Seine C.C.J.C, 44 Rue Jacques Dulud11h00
Puteaux 18 rue Roque de Fillol10h30
Puteaux-La Défense Beth Loubavitch, 59 Jardins Boiledieu13h00
Rueil Malmaison Centre Comm, 6 rue René Cassin10h30
ceaux Hotel Colbert – 20 Avenue de Camberwell12h30
Sèvres  92 Grande Rue11h30 – 19h30
Suresnes Beth Habad 54 b rue Gardenat Lapostol11h00 – 19h30
Vanves ACCIV, 15 place Jarrousse10h15
Villeneuve la Garenne  44 rue du Fond de la Noue 10h30
93Aubervilliers Beth ‘Habad Chnéor, 17 rue Clos Bénard12h – 14h – 19h
Aulnay s/Bois ACIA, 3 av. Clermont Tonnerre10h30
Bagnolet Synagogue, 3 rue Jules Ferry10h30
Bagnolet Pavillon, 72 rue Hoche17h15
Les Pavillons-sous-Bois 6 Avenue Aristide Briand10h30
Epinay sur Seine Beth Habad, 26 rue Victor Hugo10h30
Epinay sur Seine Beth Avraham, 41 rue de Paris10h30
Les Lilas Synagogue, 14 rue de la Cx de l’Epinette11h15 – 19h30
Les Lilas Beth Myriam, 35 rue des Bruyères11h00 – 19h00
Montreuil Synagogue, 158 rue Etienne Marcel 11h00
Montreuil Synagogue, 113 rue Parmentier10h30
Montreuil Synagogue, 27 bd de la Boissière10h30
Noisy le Grand Beth Habad, 166 rue P. Brossolette11h00 – 19h00
Neuilly-Plaisance Synagogue, 35 Avenue Danielle Casanova11h00
Pantin Synagogue, 6 rue Gambetta10h00 – 18h00
Pré S. Gervais Synagogue, 7 ave du Belvédère10h00
Pierrefitte Synagogue, 47 Boulevard Pasteur,11h00
Romainville Beth Loubavitch, 18 rue Alexandre Dumas11h00
Villepinte  Synagogue, 1 Place Condorcet12h00
S. Ouen  Synagogue, 7 rue Jules Guesde11h00
94Alfortville Synagogue, 1 rue Blanche10h30
Bonneuil Beth Habad, 57 rue Georges Ferrand11h00
Bry sur Marne Beth Habad, 94 rue de la République11h15 – 18h00
Cachan Synagogue, 28 av. Beauséjour10h30
Charenton 101, rue Du Petit Château11h00
Choisy le Roi Beth Habad, 3 ter rue de Verdun11h30
Créteil Beth Habad, 21 rue des Refuzniks12h00 – 19h30
Créteil Synagogue Ozar Hatorah, 65 Rue S.-Simon16h30
Champigny Synagogue, 25 ave du Gal de Gaulle11h15
Fontenay sous Bois Synagogue, 79 bld de Verdun11h05
Fontenay sous Bois Beth Mena’hem, 12 rue Emile Zola19h00
Ivry-sur-Seine Beth Ra’hamim 57 av. Danielle Casanova10h30
Joinville le Pont Synagogue, 8 ave Charles Floquet10h30
Limeil Brévannes Synagogue, 20 ave de la Sablière10h30
La Queue en Brie Synagogue, 15 av. Jean Jaures10h30
La Varenne S. Hilaire 10 bis, avenue du Château10h30
Le Kremlin Bicêtre Synagogue, 41-45 rue J-F Kennedy10h30
Maisons-Alfort CCIM Synagogue, 92-94 rue Victor Hugo10h30
Maisons-Alfort CCEJ, Synagogue, 52 rue Raspail10h30
Mandres les Roses 5 allée Lady Silvia11h00
Nogent-sur-Marne 5 Avenue Victor Hugo11h00 – 19h00
S. Maur Beth Habad, 36 av. du Midi10h30 – 18h30
Sucy-en-Brie Beth Chalom – 12 rue du Grand Val10h45
Sucy-en-Brie Synagogue – Cour de la Recette11h00
Villeneuve S. Georges 3 rue Berthelot10h30
95Argenteuil  Synagogue, 23 Rue de l’Asperge11h00
Enghien  Synagogue, 47 rue de Malleville10h30
Cergy-Pontoise Synagogue, 9 Rue de Chennevières10h30
Domont Beth ‘Habad, 42 Avenue Aristide Briand11h30
Montmagny Synagogue, 6 Chemin de la Haie Barde11h00
Sarcelles Beth Habad, 43 av. du 8 Mai 4512h00
Sarcelles-Village Tiferet Ba’hourim, 24 rue Théodore Bullier10h30
S. Brice Beth ‘Habad, C. cial Les Vergers11h00 – 19h00
S. Brice Synagogue, 14 allée des Rouges Gorges10h30
S. Gratien Beth Habad, 12 rue Charles de Gaulle11h00 – 19h30
Soisy s/Montmorency 7 ave du Gal de Gaulle11h15
Province
06Cannes Beth Habad, 22 rue du Commandant Vidal11h00
Juan les Pins  Beth Habad, 19 rue S. Honorat11h00
Le Cannet  78 av. du Campon11h00
Mandelieu-la Napoule  97 av. Marcel Pagnole11h00
Nice  La Maison des Jeunes, 20 rue Rossin11h30
Nice  Beth Habad Loubavitch, 22 rue Rossini11h00
Nice  Beth Habad Loubavitch, 73 Edouard Herriot11h00
13Marseille Beth ‘Habad, 57 av. de s. Julien 1301218h30
Marseille Beth ‘Habad, 8 bd Mireille Jourdan Barry 1300811h30
Marseille 24 Boulevard St-Lucie10h45
14Deauville 1 bis Bd Mauger11h30
Trouville Salle de la Mer (Sous le casino)17h30
Tourgeville 8 rue Chauvelot17h00
Caen Synagogue, 46 Avenue de la Libération11h30
21Dijon Beth Habad, 9 rue Jean Renaud11h30 – 12h30
31Balma Beth Yossef, 39 chemin des Arènes10h15
Colomiers ORT, 14 rue Etienne Collongue10h15
S. Orens de Gameville Rambam, Chemin de Turcard10h15
Toulouse Adat Yechouroun Beth Habad, 17 rue Alsace Lorraine11h30
Toulouse Hekhal David, 2, place Riquet10h15
Toulouse Synagogue, 2 rue Palaprat10h15
Toulouse Chaarei Emeth, 35 rue Rembrand10h15
Toulouse Ozar Hatorah, 33 rue Jules Dalou10h15
Toulouse Tefila LéMoshé – Gan Rachi, 8 imp Suzanne Lelglen11h00
Tournefeuille Birkat Haim, 73 route de Tarbes11h00
34Montpellier Beth ‘Habad, 9 rue des Blanquiers11h00
35Orléans Synagogue, 14 rue Robert de Courtenay10h45
57Metz Grande Synagogue de Metz10h00 – 17h30
59Lille Beth Habad, 5 rue Auguste Angellier10h30
64Bayonne Synagogue, 35 rue Maubec10h30
Pau Synagogue, 8 rue des 3 frères Bernadac10h30
66Perpignan Beth Habad, 23 bis avenue Marcelin Albert11h00
67Strasbourg Beth Habad, 59 rue du Faubourg de Pierre11h00
69Ecully Synagogue, 20 Chemin Louis Chirpaz10h30
Lyon Beth Habad, 60 rue Crillon11h00
Lyon Beth Habad, 12 Rue Palais Grillet,11h00
Rillieux-la-Pape Beth Habad Ysmah Moshe, 2 Rue du Bottet10h30
Villeurbanne Beth Habad, 293 rue Francis de Pressensé11h00
74Annemasse Beth Habad 17 Rue du Clos Fleury11h00
76Criel-sur-Mer Synagogue11h30
Rouen Beth ‘Habad, 6-10 impasse du Renard17h30
Le Havre Synagogue, 38 Rue Victor Hugo11h15 – 17h15
83Fréjus S. Raphaël 182 rue du Progrès10h30
S.-Tropez 63 Avenue Général Leclerc11h30
Toulon 184 avenue Lazare Carnot11h00
Chavouot : un mariage en deux mouvements

Chavouot : un mariage en deux mouvements

 

Ainsi parla D.ieu : Je me rappelle la gentillesse de ta jeunesse, ton amour de jeune mariée, le fait que tu M’as suivi dans le désert sur une terre désolée (Jérémie 2 : 2)

Dans ce monde, [le lien de D.ieu avec Son peuple] fut un engagement- comme il est écrit: «Je te fiancerai à Moi pour toujours» et D.ieu ne leur donna que la lune, comme il est écrit: «cette nouvelle lune sera pour vous…» Mais aux jours de Machia’h il y aura un mariage, comme il est écrit: «Ton mari, ton Créateur» et alors D.ieu leur donnera tout, comme il est écrit: «et les sages brilleront comme la clarté des cieux et ceux qui apportent la droiture à de nombreux hommes comme les étoiles, à tout jamais». (Midrach Rabbah, Chemot 15 :30)

Nous habitons une réalité qui se définit par deux aspects essentiels: l’être et le non-être. Une chose est ou n’est pas, est manifeste ou cachée, en mouvement ou au repos, positive (chargée d’énergie) ou négative (non chargée d’énergie). Les phénomènes les plus complexes eux-mêmes constituent la somme de nombreux degrés de présence ou d’absence. Une fois que tout a été dit et fait, tout se réduit à la convergence d’un certain nombre de «oui» et d’un certain nombre de «non». Les «non» délimitent les paramètres d’une chose, établissant ce qui n’est pas et les « oui » sont l’essence de ce qu’elle est. (Un morceau de bois rouge d’un mètre n’est pas un morceau de bois d’un mètre vingt, n’est pas vert, bleu ni jaune, n’est pas de la pierre du fer etc. Les «non» constituent les limites du morceau de bois, de son être et de ce qui le distingue des autres objets, alors que les «oui» ont un lien avec ce qui se trouve à l’intérieur des limites : la nature et les caractéristiques de ce morceau de bois lui-même).

«D.ieu regarda dans la Torah et créa le monde». C’est pourquoi la nature binaire de la Création reflète la division de la Torah en règnes positif et négatif. «Je suis l’Eternel ton D.ieu », le fondement des commandements positifs (mitsvot asséh) est complété par «tu n’auras pas d’autres dieux que Moi », l’essence de tous les commandements négatifs (mitsvot lo taasséh). «Aime ton prochain comme toi-même » est la contrepartie positive de «tu ne haïras ton frère dans ton cœur» et «rappelle-toi du Chabbat» renvoie à «ne fais aucun travail…le septième jour». La Torah commande de créer la vie et interdit de la détruire ; elle instruit de consommer du pain non levé à Pessa’h et interdit tous les aliments levés pour la durée de la fête, etc.
Les instructions de la Torah concernant le mariage incluent également à la fois une composante «affirmative» et une composante «négative».. Selon la loi de la Torah, un mariage consiste en deux pas distincts. D’abord viennent les kiddouchine («consécration», appelés également éroussine:«engagement»):le jeune homme donne à la jeune fille un objet de valeur et en retour, la jeune fille se consacre à lui, avec l’effet qu’«elle devient interdite au reste du monde». A partir de là, si elle se lie physiquement à un autre homme, cela constitue un adultère et dissoudre les kiddouchine requiert un guet, un acte de divorce, comme pour un mariage déjà célébré. Pourtant, le but du mariage n’est pas d’interdire «au reste du monde» de vivre avec elle mais d’effectuer une union entre deux personnes. C’est là la fonction des nissouine («mariage») effectués sous la ‘ houpah (le dais nuptial), du yi’houd (isolement du couple après le mariage) et des chéva bra’hot (les sept bénédictions du mariage) qui font de l’homme et de sa femme une «seule chair». En d’autres termes, les kiddouchine définissent les paramètres d’une relation, libérant un «espace» dans lequel elle peut exister, alors que les nissouine remplissent cet espace de l’essence de la relation elle-même.

Assurer une permanence aux frontières

Comme nous l’avons dit, les kiddouchine et les nissouine constituent deux phases distinctes dans le processus du mariage. En fait, à l’origine, les kiddouchine avaient lieu à une date antérieure, après quoi la fiancée continuait à vivre chez ses parents pendant que le couple se préparait aux nissouine qui se tenaient généralement un an plus tard.
(Ce n’est qu’au cours des siècles derniers quand les tribulations de l’exil ont ébranlé la stabilité de la vie juive et souvent causé la dispersion soudaine des communautés qu’il a été jugé préférable de ne pas créer un lien de mariage entre un jeune homme et une jeune fille qui ne vivraient pas ensemble. C’est là qu’est née la pratique d’usage de nos jours qui consiste à célébrer les nissouine juste après les kiddouchine, combinant les deux étapes du mariage en une cérémonie unique).

Nos Sages nous disent qu’au Mont Sinaï, lorsque D.ieu Se révéla Lui-Même à nous, et nous donna la Torah, nous nous consacrâmes à Lui comme sa jeune épousée. Néanmoins cela ne constitua que l’étape des kiddouchine de notre mariage. Notre lien avec Lui ne sera complet qu’à la venue du Machia’h, lorsque D.ieu et Israël seront unis par les nissouine.
Cela ne signifie pas pour autant que notre relation avec D.ieu ne prend aujourd’hui que l’aspect négatif, comme on l’a noté ci-dessus, nos engagements à Son encontre incluent à la fois les commandements négatifs et les commandements positifs. Mais aujourd’hui, nous ne somme capables que d’établir les paramètres de notre relation et non d’en réaliser le contenu quintessenciel. Aujourd’hui, notre relation avec D.ieu se définit par notre engagement à Lui et notre aspiration à nous unir à Lui mais sans l’expérience tangible de l’union elle-même. Nous aspirons de nous rapprocher de Lui comme la jeune fiancée mais ces sentiments ne sont qu’un avant-goût de ceux qui viendront après le mariage.

Pendant trente-trois siècles nous avons créé l’«espace» pour notre mariage avec D.ieu, défendant avec zèle ses frontières. Nous sommes restés fidèles à Lui face à toutes les cultures et les «ismes» qui ont tenté de nous séduire. Nous avons affirmé notre identité en tant que Son peuple exclusivement consacré à Lui. Maintenant nous sommes prêts à la chose vraie, à l’expérience réelle du divin comme étant la réalité la plus intime de notre vie.

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Coutumes de Chavouot – Minhag ‘Habad – Rav Menahem Laloum

Coutumes de Chavouot – Minhag ‘Habad – Rav Menahem Laloum

Lois et coutumes de Chavouot d’après le Minhag ‘Habad par le Rav Menahem Laloum

1) Les rajouts
On rajoute ce jour là dans l’étude de la Torah, Avoda (prière) et Gmilout Hassadim

2) La Tsedaka la veille de Chavouot
Les personnes qui ont l’habitude de donner de la Tsedaka tous les jours, rajouteront  également  la veille de Chavouot pour la fête de Chavouot, comme le Rabbi le mentionne dans Likoutei Sihot 28 page 315.  Dans Torat Menahem תשמ״ג, le Rabbi souligne l’importance, particulièrement avant Chavouot, de donner de la Tsedaka aux personnes nécessiteuses, ce qui est bénéfique non seulement pour celui qui la reçoit mais aussi pour celui qui la donne.

3) Kabalat Hatorah
Le Rabbi bénissait de la manière suivante :  “לקבלת התורה בשמחה ובפנימיות”, comme cela est rapporté dans “Otsar Minhagei Habad רפ״ט”. Le Rabbi enseigne que le (נוסח) de cette bénédiction vient du Rabbi précédent et du Rabbi Rachab.

4) Se couper les cheveux et se tremper au Mikvé
On se coupe les cheveux avant la fête (cette année vendredi) et on se trempe au Mikvé.

5) Décoration des synagogues
Au 770 on n’avait pas la coutume de décorer la synagogue avec des plantes.

6) Allumage des bougies de la fête
Comme la veille tombe un Chabbat, si on a oublié d’allumer, on pourra allumer avant le repas et on récitera Mer Chel Yom Tov et Chehihiyanou.
Dans la bénédiction de Chehihiyanou, le lamed avec la voyelle hihik( Lizman Haze).
Si une fille commence à allumer sa bougie, il est bien qu’elle l’allume à partir d’un Yom Tov, afin de réciter également la benediction de Cheheheyanou.

7) Prendre des bonne décisions.
Le Rabbi avait demandé de diffuser le Hayom Yom du 4 sivan  תורת מנחם התוועדות תשי
“Chavouot est un temps propice pour faire tout ce qui est en son possible afin d’améliorer son étude de la Torah et son service de D.ieu, pénétré de Sa crainte, afin de faire Techouva sur tout ce qui touche à cette étude, sans subir l’intervention d’aucun accusateur, comme lorsque l’on sonne du Choffar à Roch Hachana ou durant le jour sacré de Yom Kippour.”

8) Erouv Tavchilin
Cette Année nous ne faisons pas d’Erouv Tavchilin.
9) La veillée de Chavouot
On a l’habitude de rester réveillé toute la nuit et de réciter le Tikoun, sans récitation des Kadishim à l’intérieur  le יהי רצון והכוונות.
Si l’on a pas terminé le Tikoun Leil Chavouot pendant la nuit, on peut le compléter dans la journée.

10) Kriat Chema la nuit de Chavouot
A Loubavitch, la première nuit de Chavouot, la nuit du 7ème jour de Pessa’h et la nuit de Hochaana Rabba on ne récite pas le Kriat Chema Al Hamita.

11) Le Mikvé qui fait suite à la veillée
Un peu avant עלות השחר (l’aube) on se trempe au Mikvé 4 fois.
Après s’être trempé au Mikvé, on attendra עלות השחר. On n’étudie pas, puis il est préférable de faire ses besoins, on se lavera les mains trois fois chaque main comme pour une Seouda étant donné qu’il y’a pas de רוח רעה lorsque l’on reste réveillé.

12)  La couronne de la Torah
Le Rabbi Rachab a promis que toute personne qui reste éveillée toute la nuit recevra la כתר תורה, la couronne de la Torah (44 ספר המנהגים). Le Rav Kesselman explique que l’on étudiera la Thora avec un grand plaisir et  une grande volonté.

13) Horaires de Chaharit
Chez le Rabbi l’horaire de la Tefila de Cha’harit était le même que celui de Chabbat et Yom Tov

14) Meguilat Routh
On ne récite pas la Meguilat Routh ni la préface, comme c’est rapporté dans Piskei Siddour.

15) Kiddouch
Si on a oublié de réciter Cheeheyanou dans le Kiddouch, on pourra le dire le lendemain.

16) Repas lacté et repas de viande le matin de Chavouot
On a la coutume de manger un repas lacté אדמור הזקן תצ״ד סט״ז
La coutume Habad, rapportée dans les Rechimot, est de manger des produits lactés et d’attendre une heure avant de manger le repas de viande.
Le Rabbi mangeait également du gâteau au fromage après le Kiddouch le second jour de la Fête, mais ce n’est  pas une הוראה pour tout le monde. (Il ne faisait pas Hamotsi). Nous mangeons le repas de lait seulement le premier jour.
Il ne faut pas se rassasier avec le repas de lait, le principal de la seouda est avec le pain et la viande, comme c’est écrit dans le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken  סימן תקכ״ט. On récite la Bra’ha A’harona sur le repas lacté.
Comme cela est rapporté dans le Zohar, on ne mange pas de produits laitiers et de la viande dans un même repas (même si on attend un certain temps entre les deux), sans avoir récité la Braha A’harona (ou le Birkat Hamazon si on a mangé du pain), sur le repas de lait.
Chavouot est le jour de la הסתלקות du Baal Chem Tov. Le Rabbi, pendant la Séouda mentionnait le Baal Chem Tov, Moche Rabbénou et David Hameleh.

17) Ner Nechama
Nous n’avons pas coutume d’allumer un נר נשמה pour un défunt.

18) Bougies de la Fête
Si une fille commence à allumer sa bougie, il est bien qu’elle l’allume à partir d’un Yom tov, afin de réciter également la benediction de Cheheheyanou.

19) Kriat Hatorah
Avant la Kriat Hatorah le Rabbi lisait les Hakdamot. Par contre, nous, nous ne les lisons pas, comme c’est rapporté dans le Hayom Yom du 6 Sivan et le Likoutei Si’hot volume 33 page 231 et dans “Hamele’h Bemessibo”.

20) Assarat Hadibrot
Avant la lecture des dix commandements, le Rabbi se tenait en direction du Sefer Torah comme pour la Chirat Hayam de A’haron Chel Pessa’h

21) Haftara
On a la coutume de donner a  lire la Haftara a un Talmid Haham

22) Sortie de la Fête
On ne récite pas le Kiddouch Levana à la sortie de la Fête.
On récitera la Havdala sans bougie et sans Bessamim. On ne récite pas Vayten Le’ha.

Halahot dédiées à la mémoire  de ma grand mère Esther bat Avigail Riahi, pour l’élévation de son âme.

 

 

Chavouot et le livre de Ruth

Chavouot et le livre de Ruth

 

Par Nissan Mindel / fr.chabad.org

Le Livre de Ruth fut donné par le prophète Samuel. Il convient de lire ce livre de Ruth à Chavouot, pour deux raisons : tout d’abord, ce livre brosse un tableau de la récolte et montre comment les pauvres étaient entourés de sympathie et d’amour pendant la saison de la moisson. (Car Chavouot était une fête de la moisson). Deuxièmement, parce que Chavouot est l’anniversaire de la mort du roi David, et que le Livre de Ruth nous raconte l’origine de la dynastie de David.
Le roi David était, en effet, l’arrière-petit-fils de Ruth et de Boaz.

Mais peut-être la raison principale pour laquelle nous lisons ce livre le jour de cette fête, réside-t-elle dans le fait que le récit de Ruth nous donne une description en termes vivants du Guer Tsédek, c’est-à-dire du converti. Chavouot est le jour du Don de la Torah et, lorsque nous l’avons reçue, nous nous sommes engagés, tout comme le converti, à suivre ses six cent treize commandements.

Un vrai Juif est à tout moment fier d’accepter sans hésitation la Torah et son merveilleux enseignement. Malgré toutes les difficultés, restrictions et responsabilités qu’entraîne, pour un Juif adulte, l’acceptation de la Torah, il sera toujours conscient du privilège d’appartenir au « peuple élu » de D.ieu.

Les Juifs ne cherchent pas à convertir les autres hommes. Lorsqu’un Guer (non-juif), vient et dit qu’il veut devenir Juif, notre Torah nous dit que nous devons attirer son attention sur toutes les difficultés et le poids des responsabilités qui pèsent sur tout Juif dans l’accomplissement de la Torah. Nous devons lui montrer qu’il choisit là une voie difficile et une vie qui n’est pas vue favorablement des autres peuples. Si, malgré toutes ces considérations et avertissements, le non-juif persiste dans sa volonté de se convertir, nous pouvons être fiers d’accepter une telle personne parmi nous, car il sera certainement un Juif dévoué et sincère.

Onkelos, l’auteur bien connu du Targoum (traduction araméenne de la Bible), était un Guer Tsédek, de même que Ruth.

Ruth était une princesse Moabite, pénétrée d’idéaux élevés. Elle était mécontente de l’idolâtrie de son peuple et lorsque l’occasion s’en présenta, elle abandonna avec joie les titres royaux qu’elle possédait dans son pays, pour mener une vie de pauvreté, parmi des gens qu’elle admirait.

Et voilà comment cela se passa :

Ce fut à l’époque où les Juges régnaient sur Israël. Les enfants d’Israël n’observaient plus strictement les commandements de la Torah, ce qui leur avait valu la punition de D.ieu : une grande famine sévissait dans le pays.

A cette époque vivait un homme nommé Elimélekh. C’était un riche commerçant qui n’était pas habitué à la faim et à la pauvreté et il projetait d’échapper à cette misère en allant ailleurs. Il se rendit donc à Moab avec sa femme, Naomi, et ses deux fils. Ruth devint l’amie de cette famille juive et commença à comparer leur mode de vie au sien. Elle se mit à admirer les lois et coutumes juives, si bien que le mécontentement qu’elle avait toujours ressenti devant l’idolâtrie insensée de son peuple finit par se changer en répugnance. Aussi, lorsqu’un des fils de Naomi exprima le désir de l’épouser, Ruth en fut à la fois heureuse et fière. Elle n’avait aucun regret à la pensée de ce qu’elle abandonnait ; c’est-à-dire une vie de luxe au palais, ses titres royaux, ainsi que la richesse et l’honneur dans un avenir plus ou moins proche. Elle ne voyait que l’égoïsme et la cruauté de son peuple, comparés aux qualités des Juifs auxquels elle s’était attachée maintenant.

Mais, quelque temps après, Elimélekh et ses deux fils moururent. Naomi, devenue veuve, ne savait où aller ni que faire. Un beau jour, elle dit à Ruth et à son autre belle-fille Orpa, Moabite également :

« Mes filles, il faut que je m’en aille. J’ai décidé de retourner dans ma ville natale, Bethléhem. La vie ne doit pas être agréable là-bas et il n’y a donc aucune raison que vous souffriez aussi. Acceptez le conseil que je vous donne et retournez à la maison de vos parents. Vos maris sont morts. Peut-être, dans votre pays, pourriez-vous vous remarier. Moi, j’ai perdu à tout jamais mes fils, mais vous qui êtes jeunes, vous pouvez trouver un autre mari. »

Orpa avait l’air triste. Finalement, elle embrassa sa belle-mère et lui dit au revoir. Mais Ruth, les larmes aux yeux, s’accrocha à Naomi en lui demandant de lui permettre d’aller avec elle. Elle la supplia en ces termes :

« Ne me presse pas de te quitter pour m’éloigner de toi : car où tu iras, j’irai ; où tu demeureras, je demeurerai. Ton peuple sera mon peuple, ton D.ieu sera mon D.ieu ; où tu mourras, je veux mourir et être ensevelie. Que l’Éternel me traite avec la rigueur la plus extrême, si rien autre que la mort me sépare de toi. »

Ruth savait très bien ce qu’elle faisait, car Naomi avait attiré son attention sur les difficultés que les Juifs rencontraient continuellement. Cependant, Ruth resta ferme dans sa résolution de suivre sa belle-mère et de rester fidèle à la religion qu’elle chérissait tant.

Plus tard, Ruth fut récompensée à juste titre de sa grandeur d’âme, mais, même au temps de sa pauvreté, elle ne regretta jamais.

Lorsque Ruth et Naomi arrivèrent dans le pays de Juda, la moisson battait son plein. Les deux femmes étaient fourbues de fatigue après leur long voyage. Ruth réussit à persuader Naomi de rester chez elle, tandis qu’elle se rendrait aux champs de Bethléem, afin de trouver quelque nourriture pour sa belle-mère et pour elle-même.

Ruth s’approcha d’un champ dans lequel de nombreux hommes étaient occupés à faucher le blé, tandis que d’autres le liaient en gerbes, l’entassaient sur les chars et le transportaient ailleurs.

D’une allure un peu hésitante, mais poussée par la faim et par la pensée qu’elle devait apporter coûte que coûte quelque chose à manger à sa chère belle-mère, Ruth entra dans le champ, s’assit et attendit sa chance.

Soudain, une voix agréable la fit sursauter : « Sois la bienvenue, étrangère. »

Ruth répondit à cet aimable bonjour. Elle était reconnaissante d’entendre la voix de cette sympathique personne qui continua à lui parler :

« Viens plus loin dans le champ. N’aie pas peur. Tu pourras glaner quelques épis et manger à ta faim.»

L’homme qui lui parlait était Boaz, le propriétaire du champ. Boaz était Juge d’Israël à cette époque.

Ruth le remercia et glana quelques épis. Elle allait repartir, lorsque la même voix aimable la pria instamment de rester un petit peu et de ramasser ce que les moissonneurs avaient laissé dans les coins du champ comme « Péah ».

« Qu’est-ce que la Péah ? », demanda Ruth.

Et Boaz lui donna l’explication suivante :

« Dans notre Torah, il est indiqué que lorsque le propriétaire d’un champ fait la moisson, il doit laisser un coin du champ pour les pauvres, les nécessiteux et les étrangers, pour qu’ils viennent récolter eux-mêmes et en profitent. »

Ruth ne cacha pas sa joie. Elle resta, coupa le blé dans un coin du champ et se prépara ensuite à aller chez elle. C’est alors que Boaz insista à nouveau en lui disant : « Il ne faut pas que tu partes déjà. Pourquoi ne resterais-tu pas pour profiter du Leketh » ?

« Leketh, qu’est-ce que cela ? », demanda Ruth à son interlocuteur.

« Suivant notre Torah, lorsqu’un moissonneur a manqué de couper le blé avec sa faux, il lui est interdit de recommencer, mais il est obligé de laisser le blé qu’il n’a pas fauché ou qu’il a fait tomber, pour que les pauvres et les étrangers puissent venir et le ramasser. »

Ruth ne dit rien mais ne vit aucune raison de ne pas profiter des lois de la Torah, qu’elle avait acceptées avec tant de plaisir.

Après avoir rempli tout un panier, elle se dirigea vers Boaz pour le remercier de sa gentillesse avant de partir. Mais Boaz lui dit gentiment qu’elle ne devrait pas encore partir, car il restait encore la « Chik’ha » à prendre.

« Les largesses de la Torah pour les moins fortunés sont illimitées ! s’écria Ruth. Mais veuillez avoir l’amabilité de m’expliquer le sens du mot « Chik’ha. »

« Lorsque le propriétaire d’un champ fait transporter le blé pour qu’il soit entreposé dans les greniers, il se peut que les ouvriers oublient quelques gerbes qui restent dans le champ. La Torah interdit aux ouvriers ou aux propriétaires de retourner pour les ramasser. Ces gerbes doivent rester pour les pauvres, les veuves, les orphelins et les étrangers. »

Ruth fut heureuse de la bonne chance qu’elle avait eue. Elle avait ramassé presque plus qu’elle ne pouvait porter. Naomi et elle avaient donc suffisamment de provisions pour vivre quelque temps. Elle remercia Boaz encore une fois et lui promit de revenir.

Ruth, toute émue, se hâta de rejoindre sa belle-mère. Une fois rentrée à la maison, elle lui raconta tout ce qui lui était arrivé dans les champs de Boaz. Naomi était heureuse du succès de Ruth et se réjouissait que sa belle-fille eût plu à Boaz, grand propriétaire et de noble famille. Elle dit à Ruth que Boaz était un parent d’Elimélekh.

Entre temps Boaz avait pris des renseignements sur cette étrangère, et il découvrit qu’elle était veuve et que son mari, qui était mort, était le fils de Naomi. Lorsque Boaz demanda à Ruth de l’épouser, Naomi lui conseilla fortement ce mariage.

C’est ainsi que Ruth fut récompensée d’une manière inattendue et devint riche et heureuse.

Ruth et Boaz eurent un fils, nommé Obed, qui fut le père de Yichaï (Jessé). Le fils cadet de Jessé était David – qui devint le roi bien-aimé du peuple juif et qui fut consacré par D.ieu.

Que fait-on à Chavouot ?

Que fait-on à Chavouot ?

Que fait-on à Chavouot ?

On a coutume de se couper les cheveux la veille de Chavouot, donc cette année le vendredi 18 mai 2018.

Vendredi 18 mai, veille de Chabbat Bamidbar, on allumera avant 21h11 – en plus des bougies normales de Chabbat – une bougie de quarante-huit (ou : mieux : 72) heures pour pouvoir allumer les bougies des deux soirs de Chavouot.

Samedi soir 19 mai (à Paris après 22h31) et dimanche soir 20 mai (après 22h28), les femmes allumeront les deux bougies de la fête (les jeunes filles et les petites filles allumeront une bougie), avec les bénédictions :

1) « Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vetsivanou Lehadlik Nèr Chèl Yom Tov ».

2) « Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Chéhé’héyanou Vekiyemanou Vehigianou Lizmane Hazé ».

Dans nombre de communautés, on a la coutume de décorer la synagogue et sa maison de fleurs, en souvenir du don de la Torah.

Il est de coutume de veiller toute la première nuit de Chavouot, donc la nuit de samedi 19 mai à dimanche 20 mai.

Tous, hommes, femmes et enfants, même les nourrissons, se rendront à la synagogue dimanche matin 20 mai pour écouter la lecture des Dix Commandements. On marque ainsi l’unité du peuple juif autour de la Torah, et on renouvelle l’engagement d’observer ses préceptes.

On a l’habitude de prendre un repas lacté avant le vrai repas de viande dimanche midi.

Lundi 21 mai, on récite, pendant l’office du matin, la prière de Yizkor en souvenir des parents disparus : on donnera de l’argent à la Tsedaka pour leur mérite après la fête.

La fête se termine lundi soir 21 mai après 22h34 (heure de Paris) avec la prière de la Havdala (sans les bénédictions sur les aromates et la bougie).

Rappelons qu’on ne récite pas la prière de Tahanoun (supplications) depuis Roch Hodech Sivan (mardi 15 mai) jusqu’au Chabbat 12 Sivan (26 mai).

Guide pratique : le repas lacté  de Chavouot par Gérard Touaty

Guide pratique : le repas lacté de Chavouot par Gérard Touaty

 Par Gérard Touaty

Nous avons l’usage, le premier jour de Chavouot, de consommer des plats à base de produits lactés. Dans la pratique, comment procède t-on? 

Le problème est de pouvoir concilier cette coutume avec l’obligation de consommer de la viande pour la « sim’hath Yom tov » (la joie du jour de fête). L’usage le plus répandu est le suivant :
– On fait kiddouch puis l’on consomme au moins 30 grammes de mézonoth avec des produits lactés comme du lait, du fromage blanc ou du beurre.
– A l’issue de ce repas, on dira les bénédictions finales de « Al hami’hya » et de « Boré néfachoth ».
– Celui qui a fait kiddouch mentionnera dans sa bénédiction finale « Al haguéfène » pour le vin du kiddouch.

– Certains attendent une heure pour prendre le repas de Yom tov avec de la viande (C’est notamment le cas chez ’Habad).  On l’introduira par « Motsi » sur deux ’halloth, le Kiddouch ayant déjà été dit.

Les Séfaradim, dans leur majorité, n’ont pas l’usage d’attendre une heure pour consommer de la viande après du lait. Il leur suffit de se rincer la bouche ou de manger un aliment neutre entre le lait et la viande. De toute façon, le temps d’une heure passera vite, compte tenu du fait qu’il faut débarrasser la table de lait, puis dresser la table de viande, consommer les entrées avant d’arriver à la viande et dire quelques paroles de Thora.

– Il faudra veiller à ne pas consommer de fromages durs qui nécessitent un intervalle plus long avant de consommer de la viande.

Ajoutons deux points. Dans le monde séfarade, certains attendent quand même une heure avant de consommer de la viande après du lait. De plus, il n’est pas interdit, si on le souhaite, de faire deux repas (un de lait et un de viande) accompagné de pain. Mais il faudra veiller à bien différencier ces repas. Ainsi on devra dire un Birkath hamazone pour le repas de lait et un Birkath hamazone pour le repas de viande, ce qui veut dire qu’il sera interdit d’associer lait et viande dans un même repas même si l’on sépare bien les deux aliments.

8 rouleaux de la Torah aussi extraordinaires et divers que le peuple juif

8 rouleaux de la Torah aussi extraordinaires et divers que le peuple juif

 

Chavouot célèbre le don de la Torah au mont Sinaï. Bien que nous n’ayons reçu le rouleau de la Torah que plusieurs années plus tard, le noyau de la sagesse de la Torah nous a été donné durant cette fête. De manière appropriée, nous avons choisi huit rouleaux spéciaux de la Torah à travers le monde juif en hommage au document qui nous lie les uns aux autres et à D.ieu. Ces parchemins, choisis pour leur histoire ou apparence unique, sont aussi divers que le peuple juif qu’ils représentent.

1. Le Sefer Torah de Slavita

 

Ce rouleau appartenait aux frères Schapiro, imprimeurs ‘hassidiques de la ville de Slavita, qui furent faussement accusés de meurtre et arrêtés par la police tsariste en 1839. Après avoir été soumis au « châtiment des baguettes » consistant à passer entre deux rangées de soldats les frappant violemment de leurs bâtons, ils furent d’abord incarcérés puis assignés à résidence pendant 17 ans. Pendant leur détention, c’était la Torah qu’ils utilisaient. Le Rabbi de Loubavitch (photographié ci-dessus) chérissait cette Torah qu’il reçut en 1954.

2. Le plus ancien Sefer Torah du monde

 

Cette Torah en peau d’agneau vieille de 800 ans était conservée dans une bibliothèque de Bologne, en Italie, où elle était considérée à tort comme étant d’un millésime beaucoup plus récent. Son âge véritable ne fut découvert qu’au printemps 2013.

Source de l’image : Huffington Post

3. La Torah qui passa des camps aux étoiles

 

Cette Torah au format de poche fut utilisée pour une bar-mitsva clandestine au camp de concentration nazi de Bergen-Belsen pendant la Shoah. Ilan Ramon, le premier astronaute israélien, l’emmena avec lui dans l’espace à bord de la navette Columbia en 2003. Tragiquement, la Torah fut perdue avec Ramon et les six autres membres d’équipage lorsque la navette spatiale se désintégra à son retour dans l’atmosphère terrestre le 1erfévrier 2003.

Source de l’image : Jewish Journal

4. Torahs de style Mizra’hi dans des étuis verticaux

 

Contrairement à la pratique européenne plus courante de revêtir la Torah d’habits de tissu, les Juifs d’Asie logent traditionnellement leur Torah dans de superbes boîtiers cylindriques. Cette Torah particulière fut dédiée au bien-être de tous les soldats de Tsahal disparus ou kidnappés. Noam Shalit, le père du soldat de Tsahal alors en captivité Guilad Shalit, est photographié tenant la Torah lors de son inauguration.

Source de l’image : Flickr

5. La Torah des enfants

 

En 1981, le Rabbi a appelé à « l’écriture d’un rouleau de Torah spécial pour tous les enfants juifs, garçons et filles, en dessous de l’âge de bar/bat mitsva ». Chaque enfant devait acheter une lettre individuelle dans le rouleau avec son propre argent.

Le Rabbi fixa un certain nombre d’exigences pour ce Sefer Torah spécial et ceux à suivre : il a fixé le prix d’une lettre dans le rouleau de la Torah à un dollar, ou sa valeur équivalente en monnaie locale. Il a également demandé qu’il soit écrit à Jérusalem, en symbole de l’unité du peuple juif. Bien que l’écriture normale d’un rouleau de la Torah prenne près d’un an, celui-ci fut achevé en un peu plus de cinq mois. À ce jour, quelque deux millions d’enfants ont acheté des lettres dans cinq rouleaux, et la campagne continue.

6. Codex d’Alep

 

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un rouleau de la Torah à proprement parler, le manuscrit appelé Codex d’Alep – écrit par le mystérieux Ben-Asher au 10ème siècle de l’ère commune – a été considéré comme faisant autorité pour les scribes. Au cours des années, il a été utilisé par Maïmonide, volé par les croisés, volé pour être rançonné, et sauvé des émeutes. Aujourd’hui le rouleau, manquant quelques sections, est conservé en Israël.

Source de l’image : Wikipedia

7. Rouleaux de la Torah de la diaspora séfarade (espagnole)

 

Ces parchemins, décorés à leur sommet de délicats rimonim (lit., grenades), appartiennent à une synagogue de Casablanca, au Maroc.

Source de l’image : Flickr

8. Le Sefer Torah de Machia’h

 

En 1942, alors que la Shoah faisait rage en Europe, le Rabbi précédent lancé la campagne pour écrire un rouleau de la Torah avec lequel accueillir Machia’h. Il fut achevé par son successeur, le Rabbi, en 1970. Ne voulant pas être le seul à avoir le mérite de son écriture, le Rabbi précédent ouvrit la participation à son financement aux Juifs du monde entier, créant un parchemin véritablement unifié.

 

La recette de Chavouot : gâteau au fromage blanc

La recette de Chavouot : gâteau au fromage blanc

Recette écrite par Piroulie – http://piroulie.canalblog.com

INGRÉDIENTS

PÂTE ( fond de tarte)
– 1 oeuf entier + 1 jaune
– 75 g de beurre
– 150 g de farine
– 40 g de sucre en poudre
– 1/2 sachet de levure chimique
– 1 sachet de sucre vanillé

Crème au fromage 1 (pour un moule de 25 cm de diamètre )
– 750 g de fromage blanc à 20% ou 40 % de mg
– 10 cl de crème fraîche épaisse
– 4 gros oeufs
– 180 g de sucre en poudre roux ( on peut mettre du sucre blanc )
– 3 cuillères à soupe de farine bombées ou 2 càs de farine et 1 de maïzena*
– 3 sachet de sucre vanillé ou du zeste de citron

RÉALISATION :

Pâte
Mélangez tous les ingrédients dans un saladier: vous devez obtenir une pâte collante que vous aurez un peu de mal à étaler (je farine bien mon plan de travail et mon rouleau). Tapisser un moule à manqué de papier sulfurisé et étaler la pâte (pas trop épaisse)

Garniture
– Dans un grand saladier mélanger à l’aide d’un fouet le fromage blanc , la crème fraîche , le sucre vanillé ou le zeste de citron , la moitié du sucre en poudre et les 4 jaunes puis rajoutez la farine
– Battre les 4 blancs d’oeuf en neige ferme puis rajoutez l’autre moitié de sucre en poudre (pour un cheesecake plus compact inutile de battre les blancs en neige !)
– Incorporez délicatement les blancs en neige au 1er mélange puis verser le tout sur la pâte- Enfournez dans un four préchauffé à 180° puis baisser à 160°
– Cuire 1 heure environ à th 160° en couvrant le gâteau de papier alu 1/4 h avant la fin de la cuisson si le haut est trop doré : même si le centre du gâteau semble manquer de cuisson sortez le gâteau du four quand il est doré. En refroidissant il se solidifie.

Coutumes de Lag Baomer – Rav Menahem laloum

Coutumes de Lag Baomer – Rav Menahem laloum

1. On a l’habitude de manger du caroube en souvenir de Rabbi Chimon.
2. On donne la Tsedaka, comme le Rabbi avait écrit, une somme de la valeur de 18 puisqu’on est le 18 Iyar.
3. On a coutume de manger des œufs. Le Rabbi avait coutume de manger des œuf colorés, cuits avec un oignon pour faire une différence avec les œufs que l’on mange en période de deuil.
4. Les Hassidim ont coutume de faire Farbrenguen entre Minha et Arvit.
5. Comme il est mentionné dans Kollel Habad, on a coutume d’allumer une bougie.
6. On commencera la coupe de cheveux d’un enfant de trois ans, dans la journée et continuer la fête même après la sortie des étoiles.
7. On a coutume de sortir les enfants dans des parcs et comme le Rabbi l’avait demandé, les enfants ont l’habitude de jouer avec un arc et des flèches.
8. Le Rabbi avait demandé de lire le Tehilim 33.
9. Pour se couper les cheveux, le Minhag Habad veut qu’on attende jusqu’à Erev Chavouot, sauf si les cheveux gênent pour la mise des Tefilines.
Chez certains Sefaradim de Djerba, on a également pour coutume d’attendre jusqu’à Erev Chavouot, comme l’écrit le Hida au nom du Ari Zal.
La plupart des  Sefaradim n’ont cependant pas cette coutume, ils pourront donc se couper les cheveux demain, vendredi 19 Iyar, comme c’est écrit dans le Choulhan Arouh.
Pour le mérite de Menahem Mendel Attal pour une grande réussite dans la Chlihout. 
Récit : La parade de Lag Baomer du Baal Chem Tov

Récit : La parade de Lag Baomer du Baal Chem Tov

Deux semaines avant Roch Hachana en 1734, le jour de son 36ème anniversaire, Rabbi Israël Baal Chem Tov, se révéla comme une personne extraordinairement sainte et comme leader du mouvement hassidique naissant. Avant cela, il veillait à dissimuler aux yeux du public ses qualités spéciales. Il s’habillait, parlait et se comportait comme tous les autres Juifs pauvres simples et incultes d’Ukraine. Pour subvenir à ses besoins, il travaillait comme un ouvrier ordinaire. Ses intenses prières, sa méditation et sa profonde étude de la Torah étaient toutes réalisées dans le plus grand secret. En parlant avec d’autres Juifs, il lui arrivait souvent de les encourager avec des enseignements et des histoires du Midrache et du Talmud qui soulignaient la valeur de servir D.ieu simplement, mais de tout son cœur. Il s’efforçait de nourrir en eux l’amour de D.ieu, de la Torah et de tout le peuple juif. Mais quand il le faisait, c’était toujours dans le langage des gens du commun. Personne ne le soupçonnait d’être plus que ce qu’il paraissait être. Seule sa femme connaissait ses capacités.

Parfois, il arrivait qu’il fût forcé d’utiliser ses pouvoirs extraordinaires pour sauver des Juifs en détresse, ou même des communautés entières. Chaque fois que c’était le cas, dès que le danger était écarté, il partait immédiatement pour un endroit lointain où personne ne le connaissait. L’un de ces événements eut lieu à Lag BaOmer.

À cette époque, les communautés juives d’Europe de l’Est étaient souvent l’objet d’attaques par des hordes de violents cosaques et d’autres antisémites sauvages du même acabit. Ils battaient les hommes juifs, parfois à mort, ils violaient les femmes et pillaient ou détruisaient tous les biens juifs sur lesquels ils pouvaient mettre la main. Une fois, la ville où le Baal Chem Tov vivait eut vent qu’une bande de ces maraudeurs se dirigeait dans leur direction. L’ensemble de la communauté juive décida d’abandonner ses maisons et de se cacher dans les collines pendant quelques jours, jusqu’à ce que les cosaques se calment et s’en aillent. Le Baal Chem Tov les accompagna. Les gens se réfugièrent dans les nombreuses grottes qui parsemaient les hauteurs accidentées.

De leur point d’observation, les Juifs pouvaient voir que la horde cosaque était arrivée en ville. Ne trouvant pas de Juifs à agresser physiquement, ils déversèrent leur colère et leur frustration sur leurs biens. Ils ouvrirent l’entrepôt de vin, burent jusqu’à sombrer dans une ivresse folle, brisèrent le reste des tonneaux et mirent le feu au bâtiment. Les Juifs tremblaient tous de peur à l’idée que les cruels cosaques décident d’inspecter les collines et découvrent leurs cachettes.

Quelques jours passèrent. Les envahisseurs avaient empilé des tas de butin pillé dans les maisons et les magasins juifs. Les Juifs craignaient encore d’être découverts. Quelle ne fut pas leur surprise de voir que le simple Yisroelik (surnom d’Israël, le nom du Baal Chem Tov) rassemblait de leurs enfants en groupes à l’extérieur de la grotte, en plein jour !

Ils protestèrent vivement, ce à quoi le Baal Chem Tov répondit que c’était le saint jour de Lag BaOmer, un jour où l’on sort dans les champs pour célébrer joyeusement le jour de Rabbi Chimone bar Yo’haï. Il leur assura que non seulement ils ne seraient pas en danger, mais que le mérite de leur observance de Lag BaOmer contribuerait à protéger et à sauver l’ensemble de la communauté.

Son enthousiasme et sa conviction finirent par avoir raison de l’inquiétude des parents et ceux-ci donnèrent leur permission. Le Baal Chem Tov passa de caverne en caverne et rassembla pratiquement tous les enfants.

Alors que la plupart des adultes ruminaient encore cette surprenante tournure des événements, le Baal Chem Tov organisa une mini-parade. Les enfants défilèrent en chantant joyeusement derrière leur nouveau chef charismatique. Au début, ils avaient un peu peur et chantaient seulement à voix basse, mais en peu de temps, leur crainte s’évanouit à mesure qu’ils élevaient leurs voix en chantant les joyeux airs traditionnels en l’honneur de Rabbi Chimone bar Yo’haï.

Les parents regardaient leurs enfants avec une affection nerveuse, mais leur attention fut rapidement captée par le Baal Chem Tov. C’était comme s’ils ne l’avaient jamais vu auparavant. Son visage rayonnait de ravissement quand il chantait et tous ses mouvements reflétaient l’extase du Divin alors qu’il dansait avec le cercle des enfants. Le simple Yisroelik qu’ils connaissaient s’était transformé à leurs yeux en le plus saint des hommes. Sa voix s’associait à celles des enfants innocents et purs pour produire un chant qui semblait aussi sublime que celui des anges dans le ciel.

Le défilé et les chants se poursuivirent longtemps. Ensuite, le Baal Chem Tov conduisit les enfants à un petit plateau, les fit s’asseoir dans l’herbe et leur distribua à tous des goûters qu’il avait amenés avec lui. Il fit en sorte que chaque enfant prononce haut et fort la bonne bénédiction pour la nourriture qu’il recevait. Puis, après qu’ils eurent mangé, il leur raconta de fascinantes histoires du Talmud et du Midrach sur Rabbi Chimone bar Yo’haï et sur Rabbi Akiva. Les enfants écoutèrent attentivement et ressentirent le puissant amour que le Baal Chem Tov avait pour chacun d’eux, y répondant avec une grande affection.

Les parents et les autres adultes du village demeuraient très inquiets. Comment Yisroelik pouvait-il rester si longtemps à découvert avec leurs enfants ? Leurs regards apeurés passaient rapidement de la fureur et de la fumée qui s’élevaient du village en dessous aux rangées d’enfants assis en face du Baal Chem Tov. Ils murmuraient des prières pour que tout se termine bien et que tous soient en sécurité.

Soudain, ils virent le gang de cosaques décamper du village et se disperser dans toutes les directions, courant de toutes leurs forces. Ils partirent si brusquement qu’ils n’emportèrent rien avec eux, abandonnant leur immense butin. Au début, les Juifs craignirent que les envahisseurs se fussent de nouveau mis à leur recherche, mais la rapidité avec laquelle l’ennemi avait disparu du voisinage eut tôt fait de calmer leur peur. Peu de temps après, tous les Juifs étaient revenus dans leur village. Le danger était passé !

Ils purent bientôt éclaircir ce qui s’était passé. On ne sait comment, les vandales avaient découvert – ou cru qu’ils avaient découvert – qu’une troupe de soldats gouvernementaux s’approchait rapidement du village. Saisis d’effroi, ils avaient pris leurs jambes à leur cou, abandonnant tout ce qui pouvait ralentir leur fuite.

Les Juifs s’en retournèrent joyeusement dans leurs foyers, émerveillés par le miracle dont ils avaient bénéficié. Ils ne doutaient pas que le miracle avait eu lieu par le mérite de la célébration joyeuse par leurs enfants de Lag BaOmer, le jour de joie du grand sage Rabbi Chimone bar Yo’haï, avec le saint mystique jusqu’ici caché, le Baal Chem Tov… qui s’était déjà éclipsé pour s’installer dans un autre village.


Adapté de Si’hat HaShavoua n ° 176.

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Lag Baomer : significations et coutumes

Lag Baomer : significations et coutumes

(Cette année mercredi soir 2 mai et jeudi 3 mai 2018) 

Loubavitch.fr

Nous comptons quarante-neuf jours entre Pessa’h et Chavouot. Le 33ème jour du compte de l’Omer rappelle la Hiloula (décès) de Rabbi Chimone Bar Yo’haï qui avait demandé que cette date soit célébrée comme un jour de joie (puisqu’il y avait achevé de façon parfaite sa mission sur terre). Ce jour marque une pause dans la période de deuil instituée à cause d’une terrible épidémie qui avait frappé les disciples de Rabbi Akiba).

– On ne récite pas les prières de Ta’hanoune (supplications), même pas la veille.

– Nombre de gens ont la coutume de se rendre au tombeau de Rabbi Chimone Bar Yo’haï à Mérone, près de Tibériade en Galilée ; on y procède à la première coupe de cheveux des garçons qui ont atteint l’âge de 3 ans depuis Pessa’h.

– On organise des réunions ‘hassidiques joyeuses.

– On a la coutume de manger des caroubes, en souvenir de ces fruits dont se nourrissaient Rabbi Chimone et son fils Rabbi Eléazar quand ils se cachaient dans une grotte à cause des Romains. Certains ont aussi la coutume de manger des œufs durs dont la coquille serait devenue marron durant la cuisson.

– On donne davantage de Tsedaka (charité).

– Les enfants sortent et défilent tous ensemble fièrement dans la rue avec des drapeaux et des pancartes les encourageant à étudier la Torah et accomplir les Mitsvot : le but de la descente de l’âme dans le corps est de «marcher», d’avancer dans la vie. Ces défilés donnent chaleur et vitalité à l’étude formelle et prolongent l’enthousiasme des enfants dans leur éducation.

– Lag Baomer est un moment propice pour prier pour la naissance d’enfants et leur bonne éducation.

Bien que le jour de décès d’un Tsadik soit un jour de pénitence, une exception a été faite pour ce 18 lyar, selon la volonté même de Rabbi Chiméon ben Yohaï. Un usage très ancien veut qu’on allume des lumières sur la tombe du Rabbi, en présence d’une foule nombreuse, le Lag Baomer . Avec le développement, sous l’impulsion en particulier de Rabbi Yts’hak Louria (le célèbre ” Ari “) et de ses disciples, de l’étude du Zohar et de la Cabale, la célébration du Lag Baomer prit une importance croissante. Elle se répandit dans les centres juifs de Pologne et de Russie où les grands maîtres du Hassidisme en firent une véritable fête. A Loubavitch, on se rendait dans les champs : c’était une journée de réjouissances et de miracles.

Voici un discourt Hassidique prononcé par le Rabbi de Loubavitch le mardi 18 Iyar 5749(1989) en l’honneur de Lag Baomer :

Nous venons de compter l’Orner et c’est le trente troisième jour de cette période qui commence maintenant. De façon générale, la période de l’Omer est une préparation à la réception de la Torah mais, à l’intérieur de celle-ci, le trente troisième jour, Lag Baomer, est le jour de Rabbi Chimon Ben Yohaï, qui eut l’étude de la Torah pour seule occupation, avec ses amis. Il parvint en effet à tel un niveau, qu’il fut “le Tsaddik, fondement du monde”. Il affirma même que, s’il n’y avait qu’un Tsaddik dans le monde, c’était lui. Mais la Loi Orale ajoute qu’il y avait également ses amis et ceci fut transmis de cette façon, d’une génération à l’autre, d’une année sur l’autre.

En effet un seul Tsaddik dans chaque génération est le fondement du monde. Le Tanya souligne que son élévation est particulièrement importante. En revanche, dans un sens plus général, est appelé Tsaddik celui dont la majeure partie des actions sont des mérites. Toutefois, au sens propre, tel que le définit le Tanya, le Tsaddik ne connaît pas le mal. C’est la raison pour laquelle “D.ieu vit qu’ils n’étaient pas nombreux et II les planta dans chaque génération”, de sorte qu’ils puissent donner des fruits et des fruits de fruits.

De même, le Tanya enseigne qu’il est possible à chacun, dans chaque génération de recevoir en gestation l’âme d’un Tsaddik. Dès lors, on reçoit encore plus de force pour diffuser les sources de la “Hassidout en général et tout particulièrement ce qui est lié au niveau du Tsaddik.

Le sens de Lag Baomer est défini par de nombreux livres. Tout ceci est imprimé et l’on ne rajoutera donc qu’un seul point, en soulignant que ce jour est cette fois-ci un mardi, troisième jour de la création, lorsque deux fois fut dit le mot “bon”, bon pour les cieux et bon pour les créatures. Dans le service de D.ieu cela correspond à la Torah, à la prière et aux bonnes actions dont les ajouts sont définis brièvement par la lettre qui a été diffusée.

Tout ceci sera lié au Chlichi de Be’houkotaï, avec les explications qu’en donne la partie profonde de la Torah. “Houka, le décret, est en effet de la même racine que ‘”Hakika, la gravure. Ce qui est gravé est éternel, alors que ce qui est inscrit avec de l’encre sur un parchemin peut être modifié. Le verset se poursuit par “vous marcherez”. On peut ainsi, s’élever d’un niveau vers l’autre et accomplir “vous respecterez Mes Mitsvot”, comme l’explique le commentaire de Rachi. Puis, à la fin de cette Paracha est conclu le “Houmach. Tous s”écrient alors: “Sois fort, sois fort et que nous nous renforcions” dans tous les domaines de la Torah et des Mitsvot, en particulier pour le point le plus essentiel, la délivrance véritable et complète, qui viendra par nos actions et nos réalisations.

 

 

Le chant traditionnel de “Bar Yo’haï” – Texte et audio

Le chant traditionnel de “Bar Yo’haï” – Texte et audio

בַּר יוֹחָאי,  נִמְשַׁחְתָּ אַשְׁרֶיךָ, שֶׁמֶן שָׂשׂוֹן מֵחֲבֵרֶךָ:
בַּר יוֹחָאי, נִמְשַׁחְתָּ אַשְׁרֶיךָ, שֶׁמֶן שָׂשׂוֹן מֵחֲבֵרֶךָ:

 

בַּר יוֹחַאי,  שֶׁמֶן מִשְׁחַת קֹדֶשׁ, נִמְשַׁחְתָּ מִמִּדַּת הַקֹּדֶשׁ,
נָשָׂאתָ צִיץ נֵזֶר הַקֹּדֶשׁ, חָבוּשׁ עַל רֹאשְׁךָ פְּאֵרֶךָ:

 

בַּר יוֹחָאי, מוֹשַׁב טוֹב יָשַׁבְתָּ,יוֹם נַסְתָּ, יוֹם אֲשֶׁר בָרַחְתָּ,
בִּמְעָרַת צוּרִים שֶׁעָמַדְתָּ, שָׁם קָנִיתָ הוֹדְךָ וַהֲדָרֶךָ:

 

בַּר יוֹחָאי,  עֲצֵי שִׁטִּים עוֹמְדִים, לִמּוּדֵי יְיָ הֵם לוֹמְדִים,
אוֹר מֻפְלֶא אוֹר הַיְקוֹד הֵם יוֹקְדִים, הֲלֹא הֵמָּה יוֹרוּךָ מוֹרֶיךָ:

 

בַּר יוֹחָאי,  וְלִשְׂדֵה תַפּוּחִים, עָלִיתָ לִלְקוֹט בּוֹ מֶרְקָחִים,
סוֹד תּוֹרָה כְּצִיצִים וּפְרָחִים, נַעֲשֶׂה אָדָם נֶאֱמַר בַּעֲבוּרֶךָ:

 

בַּר יוֹחָאי………בַּר יוֹחָאי……….,

 

בַּר יוֹחָאי,  נֶאֱזָרְתָּ בִּגְבוּרָה, וּבְמִלְחֶמֶת אֵשׁ דַּת הַשַׁעְרָה,
וְחֶרֶב הוֹצֵאתָ מִתַּעְרָהּ, שָׁלַפְתָּ נֶגֶד צוֹרְרֶיךָ:

 

בַּר יוֹחָאי, לִמְקוֹם אַבְנֵי שַׁיִשׁ, הִגַּעְתָּ לִפְנֵי אַרְיֵה לַיִשׁ,
גַּם גֻּלַּת כּוֹתֶרֶת עַל עַיִשׁ, תָּשׁוּרִי וּמִּי יְשׁוּרֶךָ:

 

בַּר יוֹחָאי, בְּקֹדֶשׁ הַקָדָשִׁים, קַו יָרוֹק מְחַדֵּשׁ חֳדָשִׁים,
שֶׁבַע שַׁבָּתוֹת סוֹד חֲמִישִׁים, קָשַׁרְתָּ קִשְׁרֵי שִׁי”ן קְשָׁרֶיךָ:

 

בַּר יוֹחָאי, יוּ”ד חָכְמָה קְדוּמָה, הִשְׁקַפְתָּ לִכְבוֹדוֹ פְנִימָה,
לֵ”ב נְתִיבוֹת רֵאשִׁית תְּרוּמָה, אַתְּ כְּרוּב מִמְשַׁח זִיו, אוֹרֶךָ:

 

בַּר יוֹחָאי, אוֹר מֻפְלֶא רוּם מַעְלָה, יָרְאתָ מִלְהַבִּיט כִּי רַב לָהּ,
תַּעֲלוּמָה וְאַיִן קוֹרָא לָהּ, נַמְתָּ עַיִן לֹא תְשׁוּרֶךָ:

בַּר יוֹחָאי……….., אַשְׁרֵי יוֹלַדְתֶּךָ, אַשְׁרֵי הָעָם הֵם לוֹמְדֶךָ,
וְאַשְׁרֵי הָעוֹמְדִים עַל סוֹדֶךָ, לְבוּשֵׁי חשֶׁן תֻּמֶּיךָ וְאוּרֶיךָ:

 

בַּר יוֹחָאי,  נִמְשַׁחְתָּ אַשְׁרֶיךָ, שֶׁמֶן שָׂשׂוֹן מֵחֲבֵרֶךָ:
בַּר יוֹחָאי, נִמְשַׁחְתָּ אַשְׁרֶיךָ, שֶׁמֶן שָׂשׂוֹן מֵחֲבֵרֶךָ:

 

Qu’est-ce que Lag Baomer ?

Qu’est-ce que Lag Baomer ?

Qu’est-ce que Lag BaOmer? La Hiloula de Rabbi Chimone bar Yo’haï

 

fr.chabad.org

 

Lag BaOmer, le 33ème jour du compte du Omer – cette année le jeudi 3 mai 2018 – est un jour de fête dans le calendrier juif, traditionnellement célébré par des sorties (lors desquelles les enfants jouent à tirer à l’arc), des feux de joie, et d’autres réjouissances. Des milliers de Juifs se rendent à Mérone, dans le nord d’Israël) auprès du tombeau du grand sage et mystique Rabbi Chimone bar Yo’haï dont ce jour est la Hiloula (l’anniversaire de son décès).

Le sens du nom

Lag BaOmer tombe toujours le 18ème jour du mois d’Iyar. Alors, que signifie son nom ? Le mot « Lag » est constitué des lettres hébraïques lamed (ל) Et guimel (ג), qui ont ensemble la valeur numérique de 33. « BaOmer » signifie « dans le Omer ». Le Omer est la période du compte qui commence le deuxième jour de Pessa’h et s’achève à la fête de Chavouot, après le 49ème jour.

Ainsi, Lag BaOmer est le 33ème jour du compte du Omer, qui coïncide avec 18 Iyar. Qu’est-il arrivé le 18 Iyar qui mérite d’être célébré ?

Ce que nous célébrons

Les feux de joie sont une tradition de Lag BaOmer

Rabbi Chimone bar Yo’haï, qui vécut au 2ème siècle de l’ère commune, fut le premier à enseigner publiquement la dimension mystique de la Torah connue sous le nom de « Kabbalah ». Il fut l’auteur de l’œuvre de base de la Kabbalah, le Zohar. Le jour de son départ de ce monde, Rabbi Chimone demanda à ses disciples de considérer cette date comme « le jour de ma joie ».

Les maîtres « hassidiques expliquent que le dernier jour de la vie terrestre d’un Juste, « toutes ses actions, ses enseignements et son service de D.ieu » atteignent leur point culminant et le zénith de leur impact sur nos vies. Ainsi, nous célébrons à chaque Lag BaOmer la vie de Rabbi Chimone et la révélation de l’âme ésotérique de la Torah.

Lag BaOmer commémore un autre joyeux événement : le Talmud relate que, dans les semaines entre Pessa’h et Chavouot, une épidémie frappa les disciples du grand sage Rabbi Akiva « parce qu’ils ne se comportaient pas avec respect les uns envers les autres » ; ces semaines sont donc considérées comme une période de deuil, ce qui implique que certaines formes de réjouissances y sont interdites par la loi et la tradition. Le jour de Lag BaOmer, l’épidémie cessa. Ainsi, ce jour porte également le thème de Ahavat Israël, le devoir d’aimer et de respecter son prochain.

Lag BaOmer : Vivre dans le futur

Lag BaOmer : Vivre dans le futur

 

Par Yanki Tauber / fr.chabad.org

« Vivre dans le futur. » Pour ceux d’entre nous qui collectionnent les oxymores, celui-ci est un spécimen particulièrement délicieux. Il n’est pas aussi évident que le classique « silence assourdissant » et ne se dévoile que sous un sophisme prudent. Si vous ne l’avez pas encore compris, laissez-moi le plaisir de vous édifier : si quelqu’un vit dans le futur, il ne s’agit plus du futur, n’est-ce pas ? Et si la personne dont nous parlons ne fait que penser qu’elle vit dans le futur, alors elle n’y vit pas vraiment, n’est-ce pas ?

Cette semaine, cependant, les Juifs du monde entier célébreront la vie d’un homme qui a littéralement vécu dans le futur. Lag BaOmer, le 33ème jour du compte du Omer, est l’anniversaire du décès de Rabbi Chimone bar Yo’haï, qui vécut dans la deuxième génération après la destruction du Temple, il y a environ 1900 ans. Rabbi Chimone est l’auteur du Zohar (le livre le plus fondamental de la Kabbale), du Mekhilta (une œuvre midrashique essentielle) et de centaines de lois et d’enseignements cités dans le Talmud. Il joua un rôle fondamental dans l’histoire de la transmission de la Torah à travers les siècles, à la fois dans son aspect « révélé » (c’est-à-dire talmudique-halakhique) et dans son âme ésotérique (mystique-kabbalistique).

S’il y a une chose qui caractérise la vie de Rabbi Chimone bar Yo’haï, c’est qu’il habitait une réalité qui, pour la plupart d’entre nous, se trouve encore dans le futur : la réalité de Machia’h, le monde messianique de la rédemption, de l’harmonie et de la perfection. On dit de Rabbi Chimone que pour lui, le Saint Temple ne fut jamais détruit, que le peuple d’Israël n’est jamais entré dans l’état de galout (exil physique et aliénation spirituelle) et que le monde a atteint la perfection divine de l’Ère messianique.

Le Midrash raconte une histoire :

Il y avait une fois un disciple de Rabbi Chimone qui quitta la Terre Sainte et revint en homme riche. Les autres disciples virent cela et furent envieux et voulurent également partir. Rabbi Chimone le savait. Il les emmena dans une vallée face à Mérone et dit : « Vallée ! Vallée ! Remplis-toi de pièces d’or ! » La vallée se mit alors à ruisseler de pièces d’or devant eux.

Rabbi Chimone dit à ses disciples : « Si c’est de l’or que vous désirez, voici de l’or ; prenez-le pour vous. Mais sachez que celui qui prend maintenant, prend sa part du Monde Futur. Car la récompense de la Torah est seulement dans le Monde Futur. » (Midrash Rabbah, Chemot 52: 3)

Le Rabbi de Loubavitch explique le sens profond de cette histoire :

La Torah est le plan de D.ieu pour la création, et le canal par lequel toute la vitalité et la subsistance de la création viennent d’en Haut. Donc, tout dans notre monde, depuis les bénédictions spirituelles les plus élevées jusqu’à la richesse matérielle qui vient sous la forme de pièces d’or, est mené à bien par la Torah. Mais notre monde est un alma deshikra, un lieu d’occultation et de tromperie. Les choses nous arrivent, mais leur source reste cachée ; nous voyons le résultat, mais nous n’avons, au mieux, qu’une perception déformée de sa cause. Dans notre réalité, il est possible que, si la Torah est la source de tout l’or dans l’univers, celui dont la vie est consacrée à la Torah peut apparemment souffrir de pauvreté, tandis que celui qui abandonne la Torah peut sembler acquérir des richesses.

Tel est notre monde. Le monde futur de Machia’h, en revanche, est un monde de vérité. Un monde dans lequel la main est visible à l’intérieur du gant, où la cause est évidente dans l’effet, et où la source de toute chose est révélée sans distorsion. Dans le Monde Futur, il sera clairement visible que même l’or matériel coule des sources de la Torah.

Rabbi Chimone bar Yo’haï habitait cette réalité future. Ses disciples, cependant, vivaient encore dans le monde actuel.

Les disciples de Rabbi Chimone furent perturbés lorsque la réalité qu’ils vécurent était en contradiction avec la vérité telle qu’ils la connaissaient. Ils furent troublés par le fait qu’un collègue ayant abandonné l’étude de la Torah était devenu riche, alors qu’eux, qui étudiaient jour et nuit, souffraient de pauvreté – et ce, bien qu’ils surent que la Torah est le conduit de toutes les bénédictions matérielles.

Ainsi Rabbi Chimone Bar Yo’haï leur donna-t-il un aperçu du Monde Futur. Il leur montra le monde que lui-même habitait à chaque moment de sa vie. Et s’ils ne pouvaient pas y habiter et y accéder eux-mêmes, au moins le verraient-ils.

Chaque année à Lag BaOmer, nous sommes attirés dans l’orbite du monde futuriste de Rabbi Chimone.

Voici une autre histoire que le Rabbi répétait souvent pour illustrer ce point. Le grand kabbaliste Rabbi Isaac Louria (« le Saint Ari », 1534-1572) avait un disciple du nom de Rabbi Avraham HaLévi. Ce disciple avait l’habitude de réciter la prière de Na’hem tous les jours. Na’hem est une prière qui évoque la destruction du Saint Temple et la galout qui en résulte, et implore D.ieu de consoler sa nation en deuil, de reconstruire le Temple et de restaurer Sa présence révélée parmi nous. Na’hem n’est récité qu’une fois par an, lors de la prière de l’après-midi du 9 Av, le jour où le Temple fut détruit. Rabbi Abraham, cependant, ressentait si vivement la douleur de la destruction et de l’exil qu’il récitait chaque jour cette prière.

Puisque Rabbi Abraham récitait Na’hem tous les jours de l’année, il la récitait aussi à Lag BaOmer. Cela lui causa des ennuis. Un jour, Rabbi Isaac appela son disciple et lui dit : « Rabbi Chimone bar Yo’haï m’est apparu et m’a dit : “Dis à cet homme : Pourquoi récites-tu Na’hem au jour de ma joie ?” »

Les maîtres ‘hassidiques expliquent que le jour du décès d’une personne, « tous ses actes, enseignements et accomplissements » atteignent leur état final d’accomplissement et de réalisation. Ainsi, explique le Rabbi, Rabbi Abraham fut réprimandé pour avoir pleuré la galout le jour de Lag BaOmer. En ce jour qui marqua l’apogée de la vie de Rabbi Chimone bar Yo’haï, le jour où l’influence de Rabbi Chimone prédomine, il est en notre pouvoir de partager la réalité de Rabbi Chimone d’un monde rédimé et rendu parfait.

Et qu’en est-il de mon délicieux petit oxymore ?

De fait, le Talmud insiste sur le fait que « là où réside l’esprit d’une personne, c’est là qu’elle se trouve ». Ainsi, « vivre dans le futur » ne doit pas nécessairement être une contradiction – si c’est là où vous vous trouvez.