Le Tombeau des Rois est un ensemble de tombes juives monumentales taillées dans le roc datant de la période du Second Temple. Le site est situé rue Saladin à Jérusalem, à 820 m au nord des murs de la vieille ville, près de la porte de Damas.

 

Le monument présente un mausolée monolithe comprenant un escalier monumental, une cour immense, un vestibule et des salles hypogées renfermant trente et une tombes. La grande taille du site a conduit à la croyance erronée que les tombes avaient été autrefois le lieu de sépulture des rois de Juda, d’où le nom de Tombeau des Rois, mais les tombes sont maintenant connues pour être le tombeau de la reine Hélène d’Adiabène, une région d’Assyrie1, de Ben Kalba Savoua et de Nakdimon [Nicodème] ben Gourion, deux philanthropes juifs très actifs à l’époque du Second Temple.

L’enceinte de Jérusalem-Est, connue sous le nom de Tombeau des rois, est administrée par le consulat de France depuis 150 ans. • Les pourparlers sont dans l’impasse en raison de la demande de la France selon laquelle Israël reconnaît sa souveraineté sur le site et renonce à toute réclamation future.

Israël et la France tiennent des pourparlers secrets en vue de l’ouverture de l’ancien complexe connu sous le nom de Tombeau des rois près de la vieille ville de Jérusalem, a appris Israël Hayom.

La catacombe est sous l’administration du consulat de France dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est depuis 150 ans, en raison d’accords internationaux remontant à la période ottomane.

Les chercheurs pensent que les tombes datent de la période du Second Temple. La reine Hélène d’Adiabene, convertie au judaïsme, aurait été enterrée dans un sarcophage spécial découvert sur le site, qui a ensuite été exposé au musée du Louvre à Paris avec d’autres sarcophages révélés par des fouilles.

La communauté juive française ainsi que des personnalités religieuses en Israël demandent depuis longtemps d’accéder au site où, selon la tradition juive, Ben Kalba Sabbua – un résident célèbre de la ville à l’époque romaine – aurait été enterré.

Les pourparlers secrets se poursuivent depuis trois ans, mais le consulat de France a affirmé que le site ne pourrait pas être rouvert avant la fin des travaux de rénovation. Les autorités israéliennes ont fait part de leur scepticisme à cette affirmation, soulignant que les travaux de rénovation semblaient se poursuivre depuis environ une décennie.

Selon des sources au ministère des Affaires étrangères, la France souhaite obtenir deux concessions israéliennes avant de changer de politique. La première, qu’Israël reconnaît la souveraineté française sur le site et la seconde, qu’Israël s’engage à ne pas engager de poursuites judiciaires en ce qui concerne la propriété du site. Israël a rejeté les deux demandes jusqu’à présent.

Des sources ont informé Israël Hayom que, lorsque le président Reuven Rivlin s’était rendu en France le mois dernier, il avait été surpris lorsque son homologue français, Emmanuel Macron, avait présenté les demandes de son pays concernant le site. Rivlin n’a pas répondu car il ne connaissait pas les détails de l’affaire.

La question a été soulevée à plusieurs reprises lors de conversations entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et Macron.

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