WHATSAPP POUR ENVOI DE PHOTOS UNIQUEMENT : 00972 587 358 770 [email protected]
Les Tefilot des Yamim Noraim  en MP3

Les Tefilot des Yamim Noraim en MP3

Les critères de base d’une Souccah Cachère

Les critères de base d’une Souccah Cachère

fr.chabad.org

 

Voici quelques-uns des critères d'une Souccah cachère:

A) Elle doit être construite pour la Mitsva 

Une Souccah doit être construite de nouveau chaque année dans le but d’accomplir la mitsva. Toutefois, cette condition s'applique essentiellement au sekhakh (la toiture de branches ou de bambous), puisque c'est lui qui fait de la Souccah une Souccah. On peut donc laisser les murs toute l'année et recouvrir le toit avant la fête. En outre, si la Souccah est restée telle quelle tout au long de l'année, on peut soulever le sekhakh et le replacer, ce qui permettrait à la Souccah d'être considérée comme renouvelée.

B) L'ordre dans la construction

On doit d'abord dresser les murs et ensuite seulement recouvrir le toit avec le sekhakh. Si le sekhakh est disposé avant que des murs « cachers » soient installés, la Souccah n'est pas valable tant que le sekhakh n'a pas été retiré puis replacé de nouveau.

C) Les murs

Combien de murs ?
Une Souccah doit avoir au moins deux murs et la partie d’un troisième (cette « partie » doit être au minimum de 8 centimètres de large). Il est toutefois préférable que la Souccah ait quatre murs complets.

En quoi sont faits les murs ?
Les murs de la Souccah peuvent être faits à partir de n'importe quel matériau, mais doivent être assez solides pour résister à un vent de force normale. On peut utiliser des murs préexistants, tels que les murs d'un garage ou d'une maison, pour l'un ou plusieurs des murs de la Souccah. Une structure déjà existante, sans toit ou avec un toit amovible, peut aussi être transformée en Souccah, à condition de la recouvrir avec du sekhakh valable (voir ci-dessous).

La taille et les dimensions
Les murs doivent avoir une hauteur minimale de 80 cm et la structure complète (à savoir, la distance séparant la toiture du sol) ne doit pas dépasser plus de 9,6 m. En longueur et en largeur, une Souccah ne doit pas être plus petite que 57 cm sur 57 cm (qui est la taille minimale pour contenir la tête et le torse d'une personne ainsi qu'une petite table). Il n'y a pas de limite quant à la grandeur d'une Souccah.

Des murs percés
Le mieux est que la Souccah ait quatre murs solides (mis à part l'entrée et les fenêtres). Cependant, des murs incomplets peuvent être admissibles, sous certaines conditions :

a) Si un espace se trouve entre le bas des murs et le sol, cet espace doit être inférieur à 24 cm.

b) Si les murs ont une hauteur de 80 cm, le toit peut être plus haut (jusqu'à 9,6 m, qui est la hauteur maximale) tant que les murs se trouvent sous le toit.

c) Il peut y avoir des brèches dans les murs, tant qu'elles sont inférieures à 24 cm. (Ainsi, une clôture faite avec des lattes horizontales ou verticales peut être utilisée, tant que l'espace entre les lattes est inférieur à 24 cm).

D) Le sekhakh (la toiture):

Ce qui peut être utilisé pour couvrir le toit de la Souccah

La Souccah doit être recouverte de sekhakh, c’est-à-dire de matière végétale brute. On emploie le plus souvent à cet effet des tiges de bambou, des branchages de conifères, des roseaux, des tiges de maïs, des tasseaux fins ou des nattes fabriquées spécialement pour le sekhakh.

Des nattes faites à base de bambou, de paille, ou d’une autre matière végétale peuvent être utilisées, à condition qu'elles aient été faites dans le but de servir comme toiture (et non pas pour s'y asseoir, y dormir ou un quelconque autre usage).

Il est important que le sekhakh soit coupé de sa source. Ainsi, un treillage parcouru par une plante grimpante ou des branches encore rattachées au tronc de l'arbre ne peuvent servir comme toiture pour une Souccah.

Combien de sekhakh ?

Il doit y avoir suffisamment de sekhakh pour faire assez d'ombre afin que lorsque le soleil est au zénith, il y ait plus d'ombre que de soleil visible sur le sol de la Souccah.

Le sekhakh doit être réparti uniformément sur toute la Souccah, de sorte qu'il n'y ait pas d’espaces laissés découverts sur une longueur de plus de 24 cm.

Le maintien du sekhakh

Tout ce qui soutient directement le sekhakh ne doit pas être fabriqué à partir de matériaux qui ne peuvent servir comme sekhakh. Ainsi donc, si le sekhakh est posé directement sur les murs de la Souccah et que les murs ne soient pas en bois, des lattes de bois doivent être placées entre les murs de la Souccah et le sekhakh. Pour les grandes Souccahs, pour lesquelles il est nécessaire de soutenir le sekhakh avec des poutres, celles-ci doivent être en bois ou en bambou et non en métal. Le sekhakh ne doit pas non plus être attaché avec du fil de fer ou maintenu par un quelconque objet métallique.

Comment agiter Le Loulav - Guide illustré

Comment agiter Le Loulav - Guide illustré

fr.chabad.org

Tenez-vous face à l'Est.

Prenez le Loulav (le bouquet contenant la feuille de palmier, les trois tiges de myrte et les deux branches de saule) dans votre main droite et récitez la bénédiction "Al netilat Loulav".

Prenez ensuite l'Etrog (le cédrat) dans votre main gauche. Si c'est le premier jour de Souccot (ou la première fois que vous accomplissez cette mitsva cette année), récitez également la bénédiction de "Chéhé'héyanou".

Rassemblez le Loulav et l'Etrog.

Faites avec le Loulav serré contre l'Etrog trois va-et-vient dans chaque direction.

Chaque fois que les quatre espèces sont ramenées vers vous, le bas du bouquet doit toucher votre poitrine (à l'endroit du cœur).


La première fois au Sud
(à droite)

la seconde au Nord
(à gauche)

La troisième à l'Est
(devant vous)

la quatrième vers le haut

la cinquième vers le bas

La sixième vers l'ouest ;
deux fois vers le sud-ouest...
...et une fois complètement à l'ouest
(derrière vous)

Extrait du Siddur Tehillat Hashem. © Copyright Kehot Publication Society, Brooklyn NY

Comment le Rabbi choisissait-il les quatre espèces de la fête de Souccot ?

Comment le Rabbi choisissait-il les quatre espèces de la fête de Souccot ?

Pendant de nombreuses années, j’ai eu l’immense mérite d’apporter personnellement des Loulavim au Rabbi, peu avant la fête de Soukkot.

 

Rav Lévi Bistritski,
Rav de Tsfat

C’est parmi ces branches de palmier qu’il en choisissait une, pour son usage personnel. Les premières années, j’avais l’habitude d’entrer moi-même dans le bureau du Rabbi, en tenant ces Loulavim à la main et le Rabbi en choisissait alors un pour lui. Les dernières années, en revanche, cette organisation fut modifiée et, par la suite, le Rabbi choisissait les Loulavim à l’extérieur de son bureau, dans l’antichambre.

A l’origine, ce grand mérite me revint parce que mon père, le Rav Yehouda Leïb Bistritski, s’était associé, pendant quelques années, avec un commerçant israélien, qui importait des Loulavim, des Ethroguim et des Hadassim d’Erets Israël et les distribuait ensuite dans le monde entier. Le Rabbi utilisait, pour sa part, des Hadassim venant de Tsfat. Avant la fête Soukkot, je passais des heures à sélectionner, pour le Rabbi, les cent-vingt plus beaux Hadassim, parmi ceux qui avaient été importés de Tsfat. C’était avant la création de Kiryat ‘Habad, le quartier ‘Habad de Tsfat. Chaque année, quand le Rabbi voyait mon père, le premier jour de Soukkot, il lui disait : «Je me suis servi de vos Hadassim !».

On adressait également au Rabbi des Hadassim venant de plusieurs autres endroits du monde, notamment d’Argentine et d’une certaine région des Etats-Unis, mais une fois, le Rabbi indiqua à mon père qu’il se servait exclusivement des Hadassim de Tsfat. Quant à ceux qu’on lui envoyait de tout le reste du monde, il n’en prenait que trois.

Par la suite, quand Kiryat ‘Habad fut fondée, la même organisation fut maintenue et cela resta ainsi pendant de très nombreuses années. Je choisissais moi-même les Hadassim pour le Rabbi et il s’en servait. Le Rabbi n’a jamais revérifié leur validité, après que je l’ai moi-même fait. J’en apportais alors une grande botte au Rabbi et je lui indiquais qu’ils étaient vérifiés. Une fois, le Rabbi m’a dit clairement qu’il ne les revérifiait pas, par la suite.

Une certaine année, à la veille de Soukkot, vers midi, mon père reçut un appel téléphonique du Rav ‘Hadakov, le directeur du secrétariat du Rabbi, qui lui indiqua : «Le Rabbi demande si vous avez un beau Loulav, pour lui». Il s’avéra que, cette année-là, le Rabbi était déçu des Loulavim qu’on lui avait apportés.

A l’époque, on surveillait surtout les Ethroguim qui étaient apportés au Rabbi, alors que les Loulavim lui étaient, en général, transmis à la veille de la fête. Cette année-là, le Rabbi les avait inspectés et, tout de suite, après cela, le Rav ‘Hadakov avait appelé mon père, lui demandant s’il avait un beau Loulav pour lui. Il nous restait encore cinq-cents ou six-cents derniers Loulavim, parmi les milliers dont nous disposions, juste avant cela.

Ces six-cents Loulavim se trouvaient encore dans leur emballage d’origine, qui n’avait pas été ôté. Nous avons aussitôt fermé le magasin de mon père. Son associé, qui était un grand spécialiste, mon père et moi-même, nous avons alors inspectés tous les Loulavim qui restaient et nous avons mis les meilleurs de côté.

Nous avons organisé notre travail selon la conception de Chamaï l’ancien qui effectuait des achats pour le Chabbat tout au long de la semaine. En effet, celui-ci achetait un animal, pendant la semaine et il le consacrait au «saint Chabbat». Puis, par la suite chaque fois qu’il en trouvait un meilleur, il consommait le premier pendant la semaine et il gardait le second pour le Chabbat. C’est exactement ce que nous avons fait avec ces Loulavim.

Je me suis ensuite rendu chez le Rabbi, tenant à la main une trentaine de Loulavim, qui étaient noués ensemble. Ses secrétaires me firent entrer dans son bureau. Là, devant la table, il y avait deux fauteuils capitonnées en rouge, avec des accoudoirs, sur lesquels le Rabbi proposait à ceux qui venaient le consulter de s’asseoir. Je suis donc entré dans le bureau, où le Rabbi était seul. Il plaça l’un de ces fauteuils d’une certaine façon et j’ai alors pu disposer les Loulavim sur ses accoudoirs, puis je les ai tendus au Rabbi, un par un, afin qu’il les vérifie.

Par la suite, nous avons toujours procédé de cette façon-là, chaque année. J’entrais seul dans le bureau du Rabbi et je lui remettais une trentaine de beaux Loulavim, parmi lesquels il faisait son choix. Il m’est même arrivé d’apporter cinquante Loulavim, mais le Rabbi en choisissait trente.

Plus tard, lorsque j’ai eu le mérite de devenir l’un des émissaires du Rabbi à Tsfat, en 5736, j’ai cessé d’apporter des Loulavim au Rabbi. Les dernières années, on lui envoyait également des Hadassim provenant d’autres endroits. En revanche, il choisit toujours son Loulav parmi ceux de mon père.

Lorsque le Rabbi vérifiait un Loulav, il commençait par le saisir et l’observer en perspective, pour s’assurer qu’il était bien droit. Ensuite, il le faisait tourner vers la gauche, afin de vérifier sa couleur du côté droit et il le faisait tourner vers la droite, afin de vérifier sa couleur du côté gauche. Il fallait que son Loulav soit entièrement vert, jamais blanc. Ensuite, le Rabbi saisissait le Loulav et il vérifiait son sommet. Le Rabbi choisissait toujours un Loulav fermé par une pellicule marron.

Le Rabbi voulait effectivement que son Loulav soit hermétiquement fermé. Comme on le sait, il y a une discussion entre les Décisionnaires, à ce sujet : faut-il nécessairement savoir ce qu’il y a sous la pellicule marron, ou bien, dès lors que le Loulav pousse ainsi, doit-on considérer que la présence de cette pellicule atteste qu’il est fermé ? Le Rabbi optait pour le second avis et il choisissait donc le Loulav dont la pellicule était la plus marron et qui était le plus fermé.

Parfois, je signalais au Rabbi un Loulav répondant à cette définition en plaçant un bracelet élastique sur sa pointe. J’étais curieux de voir si ma sélection était la bonne et, à chaque fois, ce fut effectivement le cas. Il était étonnant d’observer la joie du Rabbi, quand il trouvait un Loulav digne de ce nom, dont il appréciait réellement la validité et la beauté.

Comme on le sait, le Rabbi distribuait aussi des Loulavim et des Ethroguim à certains de ses émissaires et à des représentants des différentes institutions, dans le monde. Là encore, il les choisissait lui-même. Et, comme il le faisait aussi dans les autres domaines, le Rabbi tenait à payer immédiatement ce dont il faisait l’acquisition, d’autant que, concernant ces quatre espèces de la fête de Soukkot, le verset précise : «vous prendrez pour vous», ce qui veut dire que l’on doit en être propriétaire.

Il y a, à ce sujet, une lettre du Rabbi, qui est imprimée dans le Chaareï Hala’ha Ou Minhag, dans laquelle il s’interroge sur la nécessité de payer les quatre espèces avant la fête, afin d’en être le propriétaire, ou bien s’il est possible de le faire avec une carte de crédit ou bien un chèque qui sera encaissé par la suite et d’être, néanmoins, considéré comme en étant propriétaire.

Il y a effectivement une discussion entre les Décisionnaires, à ce sujet et le Rabbi considère, pour sa part, que l’on n’est pas tenu de payer les quatre espèces de Soukkot avant la fête. Malgré cela, à différentes reprises, le Rabbi m’a remis lui-même le montant correspondant à son achat et même un dédommagement pour mon dérangement. Plusieurs fois, le Rabbi m’a remis cet argent en me disant : «Il y a une obligation d’acheter un cadeau à son épouse, avant la fête. Tu n’oublieras pas de le faire !».

Pour ce qui est de l’Ethrog, le Rabbi voulait, avant tout, qu’il soit totalement jaune. Le Rabbi n’aurait même pas regardé le plus bel Ethrog, s’il n’était pas jaune. La Hala’ha précise qu’on peut le jaunir, par exemple en l’entourant de pommes, mais le Rabbi n’a jamais eu recours à une telle pratique.

Le Rabbi observait aussi la taille et la forme de l’Ethrog. C’est uniquement après cela qu’il vérifiait sa netteté. S’agissant de la taille, le Rabbi optait pour un Ethrog assez gros, bien au-delà du minimum requis. Il faut se rappeler que, durant la fête, un Ethrog peut sécher et, bien plus, des milliers de personnes récitaient la bénédiction, chaque jour de Soukkot, sur celui du Rabbi. D’ores et déjà, à l’issue du premier jour, on voyait que l’Ethrog du Rabbi avait été très utilisé.

Le Rabbi ne prenait qu’un seul Ethrog de Calabre, celui sur lequel il récitait la bénédiction, le matin et qu’il secouait, pendant le Hallel. Mais, l’on sait que le Rabbi recevait également des Ethroguim d’Erets Israël et, après la prière, il secouait l’un d’eux.

De nombreuses années, on a pu observer que le Rabbi avait un Ethrog ayant une petite tige, à son sommet, le Pitom. En fait, chaque Ethrog en a un, à l’origine et c’est même l’un des signes distinctifs d’un Ethrog, mais, bien souvent, celui se détache, de lui-même. S’il tombe pendant que l’Ethrog est encore attaché à l’arbre, le fruit doit porter un creux, un renfoncement, à l’endroit du Pitom. On trouve une longue analyse du Tséma’h Tsédek à propos d’un Ethrog qui ne porterait pas un tel renfoncement et, à cette occasion, le Tséma’h Tsédek indique comment l’on peut reconnaître qu’il y avait bien un Pitom, à l’origine, mais que celui-ci est tombé par la suite.

Une certaine année, le Rabbi avait un Ethrog avec un large Pitom. Puis, lorsque quelqu’un a récité la bénédiction, celui-ci est tombé. D’ordinaire, le Rabbi se rendait dans la synagogue et la prière du matin commençait alors que ceux qui étaient dans la Soukka continuaient à réciter la bénédiction sur les quatre espèces du Rabbi. Et, on les lui apportait par la suite, juste avant la lecture du Hallel. Cette fois-là, celui qui apporta les quatre espèces au Rabbi lui précisa donc que le Pitom de l’Ethrog était tombé, mais le Rabbi le secoua tout de même, pendant le Hallel.

Mon père eut aussitôt connaissance de ce qui s’était passé. Il avait, parmi ses relations, un homme digne de confiance, à Brooklyn, qui importait des Ethroguim d’Italie et il savait qu’il en possédait une caisse encore fermée, en contenant plus d’une centaine. Il n’avait même pas eu le temps de l’ouvrir. Mon père s’est rendu chez lui, lui a pris la caisse et il lui a dit : «Si le Rabbi choisit l’un de ces Ethroguim, j’achèterai toute la caisse !».

Avant la fin de la prière, mon père se trouvait à la synagogue, avec la caisse, afin que le Rabbi choisisse un Ethrog. Le Rabbi lui accorda de nombreuses bénédictions pour ses efforts, mais il lui expliqua qu’un tel Ethrog ne permettrait pas de mettre en pratique les termes du verset :«Vous prendrez pour vous, le premier jour» et qu’il réciterait donc la bénédiction, les jours suivants, sur l’Ethrog de son épouse, la Rabbanit ‘Haya Mouchka.

C’est effectivement ce qu’il fit. Les jours suivants, le Rabbi se servit de l’Ethrog de son épouse. En effet, il disposait aussi des quatre espèces chez lui, dans sa maison. Il en faisait l’acquisition pour son épouse, la Rabbanit, alors que les siennes restaient dans son bureau, au 770.

Passage du Kaf Ha'haim, grand Possek Sefarad : "Les femmes peuvent réciter la bénédiction sur le Loulav"

Passage du Kaf Ha'haim, grand Possek Sefarad : "Les femmes peuvent réciter la bénédiction sur le Loulav"

"J'ai demandé aux femmes de réciter la bénédiction sur le Loulav, comme l'ancienne coutume des femmes de Jérusalem, en Terre Sainte".

 

RABBI YA’ACOV HAIM SOFER, LE KAF HA’HAIM

Rav Ya’acov ‘Haïm Sofer, fils de Rav Yitzhak Baroukh Sofer, est né à Bagdad en 5630 (1870). Bien que la communauté juive de Damas ait demandé à Rav Baroukh de devenir son Rav, celui-ci refusa humblement leur offre. Durant sa jeunesse, Rav Ya’acov ‘Haïm étudia à Bagdad sous la direction de sages tels que le Ben Ich ‘Hai et Rav Abdalah Somech.

En 5664 (1904), il se lance dans le long et difficile voyage vers Erets Israël, afin de prier sur les tombes des Tsadikim. Après sa visite de Yérushalayim, il décida de s'y installer de façon permanente. Là-bas, il étudia dans la vieille ville, à la Yéshiva des kabbalistes de Beth El. Cette école talmudique, qui fut fondée par Rav Gedalya ‘Hayon, a attiré de nombreux érudits de la ville ainsi que le grand kabbaliste, le Rashash.
En 5669 (1909), Rav Ya’acov ‘Haïm part étudier à la nouvelle école talmudique Shoshanim LeDavid, et devient bientôt l'un de ses principaux piliers.
Assis dans une petite chambre située à l'étage, Rav Ya’acov ‘Haïm étudie jour et nuit. Le produit de cette étude intensive fut l’écriture du livre, le « Kaf Ha’haïm », sur l'ensemble de la partie Ora’h ‘Haïm du Choul’han Aroukh ainsi que sur certaines parties de Yoréh Dé'ah.

Cette oeuvre monumentale, qui contient huit volumes, est considérée comme un classique pour le monde séfarade, équivalent du Michna Broura pour les Ashkénazes. Il comprend les avis de tous les Richonim et A’haronim, ainsi que de nombreuses lois selon la Kabbale.

Lorsque Rav Ya’acov ‘Haïm a achevé le premier volume du Kaf Ha’haïm, il ne fut pas en mesure de couvrir le coût de son impression. Des personnes lui suggérèrent d’aller en Egypte afin de solliciter les fonds nécessaires. Rav Ya’acov ‘Haïm, qui était profondément attaché à Erets Hakodesh, estima qu'il ne pouvait pas prendre une telle décision. Toutefois, quand il a vu qu'il n’avait pas d'autre choix, il a accepté de le faire.

Avec un coeur lourd et une prière sur les lèvres qu'il puisse rentrer chez lui rapidement, il se rendit en Egypte.

A Alexandrie, il rencontra Yossef Samocha, l’un des plus riches Juifs de l'époque, qui lui donna 200 lires, précisément la somme dont Rav Ya’acov ‘Haïm avait besoin pour imprimer le premier volume de son oeuvre. Voyant que sa mission avait réussi, Rav Ya’acov ne perdit pas de temps et rentra immédiatement à Yérushalayim.
Plus tard, il écrira d’autres livres comme « Kol Ya’acov », « Yagel Ya’acov » et « Yisma’h Israël ».

Rav Ya’acov ‘Haïm a joué un rôle de premier plan dans les batailles contre les éléments laïcs dans leurs efforts pour saper l’éducation juive selon la Torah à Yérushalayim.
Rav Ya’acov ‘Haïm Sofer mérita une grande aide du ciel dans toutes ses entreprises.

Le 11 Tamouz 5687 (1927), un violent tremblement de terre secoua Yérushalayim, causant l'effondrement de nombreuses maisons. La Yéshiva Shoshanim leDavid s’est en partie effondrée. Cependant, le côté du bâtiment où Rav Yaacov étudiait, est resté totalement intact et aucun des enfants qui étudiaient dans le Talmud Torah au premier étage n’a été blessé.

Rav Ya’acov ‘Haïm Sofer décéda un Chabbat, le 9 Sivan 5699 (1939). Il fut enterré sur le Har Hazeitim le lendemain. Une grande foule l'accompagnait pour son dernier voyage.

Son arrière-petit-fils, Rav Ya’acov Sofer a fondé deux Yeshivot à sa mémoire.

Les coutumes de la veille et du jour de Yom Kippour

Les coutumes de la veille et du jour de Yom Kippour

Cette année mardi soir 18 et mercredi 19 septembre 2018

Dans la semaine qui précède Yom Kippour, on procède aux «Kapparot» : on fait tourner autour de sa tête trois fois un poulet vivant (ou un poisson, ou une somme d’argent multiple de 18) enrécitant les versets traditionnels ; puis on donne le poulet (ou le poisson ou la valeur monétaire) à une institution charitable.

La veille de Yom Kippour (cette année mardi 18 septembre 2018)

On a coutume de demander au responsable de la synagogue du gâteau au miel, symbole d’une bonne et douce année.

A midi, on prend un bon repas, avec poisson et (ou) poulet.

Avant Min'ha, les membres de l’assemblée sont frappés légèrement de 39 coups de ceinture de façon symbolique.  Celui qui donne les coups récitera trois fois le verset : « Véhou ra'houm yékhaper ‘avon… ». A chaque mot, il frappera. Il est d’usage que les hommes se trempent au Mikvé (bain rituel) avant la prière de Min’ha.

Prière de Min'ha avec les habits de Chabbat.

Seoudat Hamafseket : Avant le début du jeune, on fait un repas de fête sans poisson ni viande, mais avec du poulet.

Après le repas, les parents bénissent les enfants et leur souhaitent d’aller toujours dans le droit chemin.

Après avoir mis des pièces à la Tsedaka, les femmes mariés allument au moins deux bougies  (les jeunes filles et petites filles allument une bougie) et récitent les deux bénédictions suivantes :
1) «Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vétsivanou Léhadlik Nèr Chèl Yom Hakipourim» - «Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifié par Ses Commandements et nous a ordonné d’allumer la lumière de Yom Kippour».

2) «Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Chéhé’héyanou Vékiyémanou Véhiguianou Lizmane Hazé» - «Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a fait vivre, qui nous a maintenus et nous a fait parvenir à cet instant».

Il est d’usage d’allumer également une bougie qui dure au moins vingt-cinq heures et sur laquelle on récitera la bénédiction de la «Havdala» à la fin de la fête. On allume aussi des bougies de vingt-cinq heures à la mémoire de chacun des parents disparus.

On enlève les chaussures en cuir et on met des chaussures en toile ou en plastique. Les hommes mariés mettent le grand Talit et le «Kittel» (vêtement rituel blanc).

Pendant tout Yom Kippour,

on récite la deuxième phrase du Chema Israël («Barou’h Chem…») à voix haute.

Il est interdit de manger, de boire, de s’enduire de crèmes ou de pommades, de mettre des chaussures en cuir, d’avoir des relations conjugales et de se laver (sauf si on s’est sali ; de même, on se lave les mains pour des raisons d’hygiène).

On passe la journée à la synagogue.

Le matin, on ne récite pas la bénédiction : «Cheassa Li Kol Tsorki» («Qui veille pour moi à tous mes besoins») car on ne porte pas de vraies chaussures.

Les malades demanderont au médecin et au Rabbin s’ils doivent jeûner ou non.

A la fin du jeûne, on écoute la sonnerie du Choffar.

 

Après Yom Kippour,

on se souhaite mutuellement «Hag Saméa’h».

Si possible, on prononce la bénédiction de la lune.

On récite la prière de la Havdala après 20h35, horaire de Paris. Durant le repas qui suit le jeûne, il est d’usage de parler de la construction de la Soucca et, si possible, on construit effectivement la Soucca tout de suite après le repas.

Kapparot sur l'argent avant Yom Kippour

Kapparot sur l'argent avant Yom Kippour

 

Il est de coutume d’accomplir le rite des Kapparot (« expiation » symbolique) en préparation à Yom Kippour.

Nous demandons à D.ieu que, dans le cas où nous étions destinés à être l’objet de cruels décrets, puissent ceux-ci être transférés sur un poulet ou son équivalent en argent (un multiple de 18 qui est la valeur numérique du mot "vie") par le mérite de la mitsva de charité.

On peut inscrire la somme sur un papier que l'on fera tourner sur la tête.



 

TEXTE EN PHONETIQUE

On récite le texte suivant (jusqu'à Ouléchalom) 3 fois : Bené Adam Yochvé ‘Hoche’h Vétsalmavète, Assiré Oni Oubarzel. Yotsième Mé’hoché’h Vétsalmavéte, Oumosrotéhéme Yénatèk, Evilim Midérè’h Picham, Ouméavonotéhèm Itanou. Kol O’hel Tétaèv Nafcham Vayaguiou Ad Chaaré Mavet. Vayizhakou El Ado-naï Batsar Lahem Mimtsoukotéhèm Yochiém. Ychla’h Dévaro Véhirpahém, Vimalète Mich’hitotam. Yodou Lado-naï ‘Hasdo, Vénifléotav Livné Adam. Im Yéch Alav Mala’h Mélits E’had Mini Aleph, Léhaguid Léadam Yochro. Puis, sur chacun des 3 premiers groupes de mots suivants on tourne au-dessus de sa tête un un papier avec la somme inscrite dessus d'un multiple de 18 (valeur numérique du mot "vie").  Zé ‘Haliphati, (on fait tourner le papier un tour autour de sa tête) Zé Témourati, (on fait tourner le papier un tour autour de sa tête)  Zé Kaparati, (on fait tourner le papier un tour autour de sa tête) Zé Hakessef Yélè’h Litsedaka, Vaani Elè’h Lé’haïm Tovim Arou’him Ouléchalom. (On relit tout le texte, depuis le début, 3 fois)


PUIS ON PROCEDE AU PAIEMENT DES KAPPAROT EN LIGNE :

Prix d'une Kappara 9 euros (5x1,8 euros qui est un multiple de 'Hai, la vie)

PAYER LES KAPPAROT

 

VIDEO. Les Lois de Roch Hachana par le Rav Avraham Barou'h Pevzner

VIDEO. Les Lois de Roch Hachana par le Rav Avraham Barou'h Pevzner

0:00 Introduction
0:30 Quelle est la "Avoda" de Roch Hachana?
3:20 Qu'est il recommandé de faire le soir de Roch Hachana après Arvit?
4:20 Coutume concernant le miel et le sel
5:00 Qu'est ce qu'on ne mange pas à Roch Hachana?
05:50 Si nous avons oublié de dire Yaalé Véyavo (diférents cas
7:25 "Ossé Chalom" et "Ossé Hachalom" (Téfila et Birkat Hamazon)
7:45 Doit-on se lever lorsque le Aron Hakodech est ouvert durant les prières?
9:00 Sonnerie du Chofar pour une femme, qui doit faire la Bra'ha?
10:00 Peut-on sonner du Chofar sans raison après avoir été acquitté?
11:13 Peut-on fumer a Roch Hachana?
11:38 Qu'est-il recommandé de faire avant et après la sortie de la fête?
12:45 Conclusion

Merkaz Etroguei Loubavitch : Comment choisir les Quatre Espèces?

Merkaz Etroguei Loubavitch : Comment choisir les Quatre Espèces?

1 - L’étrog – le cédrat

L’étrog doit être un « peri ets hadar » : un fruit pur, complet et beau. C’est le cédrat, un fruit de la famille des agrumes qui réside sur l’arbre tout au long de l’année.

Pureté
thumb-etrog-arbre2.jpgEn premier lieu, un étrog doit provenir d’un cédratier authentique, non greffé avec d’autres espèces d’arbres. De nos jours, les cultivateurs greffent les cédratiers avec différents arbres à agrumes, comme le bigaradier (qui produit l’orange amère), pour les renforcer et accroître leur productivité. On trouve souvent dans les vergers les deux sortes d’étroguim, les purs et les greffés, ce qui rend obligatoire l’inspection de chaque arbre. Un rabbin qualifié doit donc ramper sous les haies de cédratier – qui est un arbre bas – pour s’assurer que l’arbre est bien un cédratier non greffé.

Entièreté
L’étrog doit être « méhoudar », complet et entier. Le pitom, une petite excroissance au sommet du fruit, doit demeurer intact. Le pitom des étroguim de Calabre tombe souvent naturellement aux premiers stades de son développement sur l’arbre ; dans ce cas, il est considéré cachère et entier sans pitom. Le rabbin présent lors de la cueillette s’assure qu’un étrog sans pitom est bien dans cette catégorie.

Beauté
Si la beauté de chaque étrog reste subjective, il existe toutefois plusieurs critères et coutumes en la matière. Si un étrog dépourvu de taches, d’égratignures et de marques est souhaitable, cela reste tout à fait exceptionnel, car le moindre grain de sable projeté par le vent sur un étrog laisse une marque. On s’efforce ainsi d’acquérir un étrog qui soit au moins propre à son sommet. L’étendue des surfaces décolorées et la consistance des plaies déterminent la cacherout de l’étrog : s’il est légèrement enfoncé suite à un choc, il reste cachère, mais si une plaie molle et humide s’est formée, il ne l’est plus.

La forme généralement souhaitée pour un étrog est allongé et symétrique. Une qualité recherchée est la présence de rainures et de bosses. Un étrog qui serait rond comme une balle ne serait pas cachère. Certains parmi les ‘Hassidim ‘Habad-Loubavitch considèrent que le « tour de taille » de l’étrog est important, alors que d’autres ont d’autres préférences. C’est souvent une affaire de goût personnel. Bien sûr, la taille est un élément important de la beauté, mais n’affecte en rien la cacherout – tant que l’étrog n’est pas plus petit qu’un œuf de taille moyenne. L’étrog devrait être jaune, ou proche de l’être, car un étrog totalement vert n’est pas cachère pour la mitsva. Un des moyens « d’encourager » l’étrog à jaunir est de le mettre dans une boîte avec des pommes jaunes.

2 - Le loulav – le palmier dattier

Il est souhaitable que le loulav, une feuille verte et fermée de palmier dattier, ait une « épine dorsale » rectiligne, que ses feuilles restent serrées les unes aux autres pointent vers le haut. Il est bon que le sommet du loulav soit « fermé », c’est-à-dire que les deux plis de la feuille centrale ne soient pas séparés, mais le loulav demeure cachère tant que l’ouverture n’atteint pas le tiers de sa longueur.

3 - Les hadassim – le myrte

Les hadassim idéaux ont des feuilles vertes et dressées. Les feuilles devraient pousser par rangées de trois, le haut des feuilles couvrant le bas de la rangée supérieure et ce, sur une distance d’au moins trois largeurs de paume (environ 29 cm) depuis le sommet de la branche. Trois branches de hadassim sont requises pour accomplir la mitsva, mais on peut en rajouter pour augmenter la beauté du bouquet. Le Rabbi de Loubavitch a encouragé cet embellissement de la mitsva, à travers le rajout d’au moins trois branches de hadassim, pour doubler le nombre requis par la loi.

4 - Les aravot – le saule des rivières

Les aravot idéales poussent près d’un cours d’eau et ont de longues feuilles aux tiges rougeâtres. Deux aravot – et seulement deux – sont utilisées pour la mitsva.

 

 

 

3 Tichri : Le jeûne de Guédalia, le dernier dirigeant juif de Judée

3 Tichri : Le jeûne de Guédalia, le dernier dirigeant juif de Judée

 

Guédalia (assassiné en 3339, soit 422 avant l’ère commune) fut le dernier dirigeant juif de Judée, après la destruction du premier Temple par les armées de Nabuchodonosor.

 

fr.chabad.org

 

Guedalya ben Ahikam descend de dignitaires au service du roi Josias. Après la destruction du premier Temple et la déportation de l’élite judéenne à Babylone, il est nommé par Nabuchodonosor II à la tête de ce pays décapité. Guédalia était un homme bon et sage, qui jeta les fondations d’une économie prospère et saine.

Sous sa gouvernance, le prophète Jérémie est libéré et le pays recommence quelque peu à prospérer. Cependant, au «septième mois», Yishma'el ben Netanya, de lignée royale, se rend avec dix hommes dans les quartiers de Guedalia à Mitzpa. Celui-ci, averti par Yohanan ben Kareah que le roi d'Ammon a excité Yishmael contre lui, refuse d’y prêter foi. Cependant, Yishmael et ses hommes le frappent à mort ainsi que les Judéens et Chaldéens qui l’entourent. La province de Judée connaît alors un exode massif de sa population vers l’Égypte, par crainte de représailles babyloniennes.

L’assassinat de Guédalia, qui marque la fin de l’indépendance juive, est commémoré chaque année par un jeûne qui a lieu le lendemain de Roch Hachana.

 

Le jeûne de Guédalia

• Les adultes en bonne santé – à partir de l’âge de bar et bat mitsva – s’abstiennent de manger et de boire depuis l’aube jusqu’à la tombée de la nuit.

• Les femmes enceintes et qui allaitent ne jeûnent pas. Un malade doit consulter un rabbin. Ceux qui sont dispensés de jeûne, comme les malades et les enfants, ne devraient pas consommer de douceurs en ce jour.

• Un jour de jeûne est un jour propice, un jour où D.ieu est accessible, attendant notre repentir
Il est permis de se lever avant le début du jeûne pour manger quelque chose, à condition d’avoir eu l’intention de le faire avant d’aller dormir.

• Au cours de la prière du matin, nous récitons les prières spéciales de seli’hot relatives à ce jour, figurant à la fin du recueil de prières. Le “long Avinou Malkeinou” est récité lors de l’office du matin et de celui de l’après-midi.

• La Torah est lue lors de l’office du matin et de celui de l’après-midi. La lecture – qui est la même pour ces deux offices – est Exode 32,11-14 et 34,1-10, et évoque comment, après l’incident du Veau d’Or, Moïse a intercédé auprès de D.ieu en faveur des Israélites jusqu’à obtenir Son pardon pour eux. Après la lecture de l’après-midi, la Haftarah des jours de jeûne est lue (Isaïe 55,6 à 58,8).

• Au cours de la Amidah de l’après-midi, tous ceux qui jeûnent ajoutent un petit passage, aneinou, dans la bénédiction Chéma koleinou.

• Si le lendemain de Roch Hachana tombe un Chabbat, le jeûne est repoussé au dimanche.

S’abstenir de manger et de boire est l’aspect superficiel d’un jour de jeûne. À un degré plus profond, un jour de jeûne est un jour propice, un jour où D.ieu est accessible, attendant notre repentir.

Nos Sages ont enseigné : “Toute génération au sein de laquelle le Temple n’a pas été reconstruit, c’est comme si le Temple avait été détruit en son temps.”

Un jour de jeûne n’est pas seulement un jour triste, c’est un jour lors duquel nous sommes investis du pouvoir de réparer la cause de cette destruction, afin que notre exil s’achève et que nous entrions dans l’ère messianique, puisse-t-elle advenir très prochainement.

WhatsApp CONTACTEZ-NOUS PAR WHATSAPP