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13 Tichri : Hilloula du Rabbi Maharach, Rabbi Chmouel, le 4ème Rabbi de Loubavitch

13 Tichri : Hilloula du Rabbi Maharach, Rabbi Chmouel, le 4ème Rabbi de Loubavitch

 

Rabbi Chmouel Shneersohn, 4ème Rabbi de Loubavitch, nâquit dans le village de Loubavitch, le 2 Iyar 1834 (Tiférèt de Tiférèt). Le Tséma’h Tsédèk lui donna le nom d’un Tsadik caché, qui était porteur d’eau dans la ville de Polotsk. Le Tséma’h Tsédek eut sept fils et deux filles. Rabbi Chmouel est le cadet des fils.

Dans son jeûne age, il se distingua par sa mémoire et son intelligence prodigieuse. Ses étude furent particulièrement fructueuses. En 1848, il épousa, en première noce, la Rabbanit Sterna, fille de son frère, Rabbi ‘Haim Chnéor Zalman, le Rabbi de Lyadi. Mais la Rabbanit tomba malade et quitta ce monde trois mois après son mariage. En 1849, il épousa la Rabbanit Rivka.

C’est en 1855 qu’il se consacra, sur l’ordre de son père, aux besoins de la communauté. Son activité le conduisit également à rencontrer les responsables communautaires cd’autres pays. C’est pour cela qu’il se rendit en Italie (1858), en Allemagne (1859) et en France (1868).

C’est en Nissan 1866 qu’il prit la tête des ‘hassidim ‘Habad. cDes le début de l’année, son père l’avait chargé de commenter publiquement la ‘Hassidout et avait dit aux ‘hassidim: “Vous l’écouterez comme vous m’avez écouté.” A la fin de l’année 1882, il tomba malade et quitta ce monde dans la nuit du mardi 13 Tichri 1882. Il fut enterré à Loubavitch, près de son père.

On ne sait, somme toute peu de choses de la vie du Rabbi Maharach, qui ne dura que 48 ans et demi. Même ses interventions communautaires restèrent secrètes et, pour la plupart, ne furent pas révélées. Par ailleur il fut malade et faible tout au long de sa vie et ses multiples activités l’empéchèrent de recouvrer plainement la santé.

Il eut quatre fils et deux filles: Rabbi Chnéor Zalman, le Razo, Rabbi Chalom Dov ber, le Rabbi Rachab qui allait lui succéder, Rabbi Avraham Sender, qui décéda à l’âge de huit ans. Doué de capacités hors du commun, il avait l’âme de l’Admour Hazaken. Le quatrième fils fut Rabbi Mena’hem Mendel qui est enterré à Tsfat. Les filles du Rabbi Maharach furent la Rabbanit Devora Léa et la Rabbanit ‘Haya Mouchka.

Haf Av – 20 Av : Hilloula de Rabbi Levi Its’hak Schneerson, père du Rabbi de Loubavitch

Haf Av – 20 Av : Hilloula de Rabbi Levi Its’hak Schneerson, père du Rabbi de Loubavitch

 

 

Le Rabbi Précédent a dit de lui : “Rabbi Lévy Yits’hak, outre qu’il était un génie en ce qui concerne la Torah révélée et un savant véritable quant à la Kabbale et à la ‘Hassidout ‘Habad était un homme doté d’une crainte de D.ieu extraordinaire et d’immenses qualités morales”.

Le 18 Nissan 5638 (1878) Rabbi Lévy Yits’hak, le père du Rabbi, est né à Pédrovnah en Biélorussie. Fils de Rabbi Barou’h Schnéour et de la Rabbanit Zelda Ra’hel, il était l’arrière-arrière petit fils du troisième Rabbi de Loubavitch, Rabbi Mena’hem Mendel, le Tséma’h Tsédek.

En 1900, Rabbi Lévy-Yits’hak épouse la Rabbanit ‘Hannah Yanovsky dont le père Rabbi Méir Chlomo est alors le Rav de Nikolaïev, grande ville du sud de l’Ukraine. C’est là que naît en 1902 leur fils aîné, Mena’hem Mendel, le futur Rabbi de Loubavitch.

A l’âge de trente-deux ans et en dépit d’oppositions acharnées, Rabbi Lévy-Yist’hak est élu Rav, conjointement avec le Rav Gelman, par la communauté de Yékatrinoslav (aujourd’hui Dnipropetrovsk). Il prend ses fonctions dans un climat d’antisémitisme exacerbé qui se traduit par de nombreux pogroms.

1917: les bolchéviks s’emparent du pouvoir et la nouvelle URSS s’engage rapidement dans une politique d’éradication des religions. Dès les années 1919-1920, des mesures visent spécifiquement le judaïsme. Assumant seul la fonction de Rav avec le décès du Rav Gelman en 1921, Rabbi Lévy-Yits’hak ne plie pas. A visage découvert, il résiste.

C’est dans la nuit du 9 Nissan 5699 (1939) qu’il est finalement arrêté par les sbires du NKVD, la redoutable police politique stalinienne. Un de ses compagnons d’infortune, incarcéré comme lui à la prison de Kiev, le Rav Aharon Yaacov Diskin, a pu témoigner : “Le Rav Lévy-Yists’hak n’avoua rien! Il ne signa pas son acte d’inculpation. Avec une force extraordinaire, il subit les souffrances et ne se courba pas!”.

Rabbi-Lévy-Yts’hak est condamné à l’exil dans un village perdu du Kazahkstan infesté de moustiques où tout, jusqu’au sol des habitations est éternellement boueux, où il s’agit, jour après jour, de survivre au milieu des pires difficultés. Le 20 avril 1944, à la suite d’intenses démarches, il peut quitter cet enfer pour s’installer à Alma-Ata (aujourd’hui Almaty). Cette grande ville du Kazahkstan abrite alors une importante communauté juive qui l’accueille chaleureusement et au service de laquelle il se met immédiatement. Mais, c’est déjà trop tard. Rongé par tant d’épreuves, il quitte ce monde le 20 Av 5704 (1944).

Nous avons le plaisir de vous présenter ici « Les grandes lignes de la vie de Rabbi Lévi Its’hak. » Sans avoir la prétention d’être une biographie du père du Rabbi, ce fascicule tente néanmoins de retracer une vie qui fut un combat incessant pour défendre, sans concession, le Judaïsme que le pouvoir soviétique voulait écraser dans le sang.

Comme le Rabbi l’a expliqué lors d’un discours, une telle force de caractère nous dépasse complètement mais peut néanmoins être une source d’inspiration dans notre travail spirituel Les épreuves qui furent celles de Rabbi Lévi Its’hak ne sont plus, grâce à D.ieu, de notre temps. Mais sa fermeté doit être la nôtre dans nos efforts pour dépasser nos propres limites. Consulter l’ouvrage

5 Av : Hilloula du Arizal, Rabbi Its’hak Ashkenazi Louria  (1534-1572)

5 Av : Hilloula du Arizal, Rabbi Its’hak Ashkenazi Louria (1534-1572)

Rabbi Isaac Ashkenazi Louria (Jérusalem 1534- Safed 1572) est considéré comme le penseur le plus profond du mysticisme juif parmi les plus grands et les plus célèbres, et le fondateur de l’école kabbalistique de Safed. Il fut même identifié par certains Sages comme étant le Machia’h ben Yossef.

 

On le connaît aussi sous le nom de Ari, acrostiche de Ashkenazi (ou haEloqi) Rabbi Isaac, mais Ari signifie également «lion» en hébreu, Ari zal (Ari sa mémoire est une bénédiction) ou Ari hakadosh (le Saint Ari)

Rabbi Isaac Louria naît à Jérusalem. Son père, ashkénaze d’Europe centrale, y aurait immigré après son mariage avec une séfarade. À la mort prématurée de celui-ci, le jeune Isaac est élevé par sa mère, qui émigre en Égypte où son frère, Mordekhaï Frances, riche négociant, est installé.

L’année de ce déménagement est incertaine. D’après son propre témoignage, il aurait étudié à Jérusalem auprès du kabbaliste Kalonymos. Cependant, la tradition orale situe son arrivée chez son oncle à l’âge de sept ans. Rabbi Isaac Louria étudia dans une yéchiva sous la direction de Rabbi David ben Salomon ibn Abi Zimra et son successeur. Il s’y montra exceptionnellement doué, survenant à ses besoins grâce au commerce et au négoce.

À 15 ans, il épousa la fille de son oncle, après quoi les époux se retirèrent dans une île déserte sur le Nil qui appartenait à son oncle et beau-père. Rabbi Isaac Louria s’y consacra principalement au Zohar et aux œuvres kabbalistiques antérieures, mena une vie d’ascèse et commença à avoir des visions. Lire la suite 

En 1569, à la suite d’un appel intérieur, il s’installa à Safed. Jouissant rapidement d’une forte réputation de poète mystique, il commença à enseigner la Kabbale en académie, et à prêcher dans les synagogues. S’intéressant particulièrement aux idées de Moïse Cordovero, il étudia la Kabbale avec lui jusqu’à la mort de celui-ci. Lui-même mourut à Safed, au cours d’une épidémie, deux ans plus tard.

Rabbi Isaac Louria fut extrêmement révéré, ses disciples le créditaient de nombreux miracles, et le considéraient comme un saint (elohi, “divin”, n’est pas un terme honorifique fréquent dans le judaïsme. Il n’apparaît en réalité que pour lui.)  

Sa vie à Safed
Rabbi Isaac Louria y organisa la vie de ses disciples qui s’établirent dans des quartiers isolés.
Le matin du Shabbat, il organisait des processions pour aller recueillir l’esprit éthéré de la reine de Chabbat dans les champs voisins.
Après celles-ci, Louria donnait en général des explications sur sa doctrine.

Sa doctrine
Sa conception du monde est extrêmement influencée par les questions qui traversent la communauté à l’époque, traumatisée par les expulsions d’Espagne et les méfaits de l’Inquisition. Rabbi Isaac Louria y trouve des explications étonnantes mais cohérentes, et entrevoit la fin des souffrances du peuple juif, ce qui explique le succès de ses thèses, et la vitesse à laquelle elles se sont propagées.

Aux massacres, il répond que la mort physique n’est qu’une étape et que la vie de chacun sur terre a un but.
Il explique que les fautes des hommes entachent le Messie et retardent sa venue. Subséquemment, un rite de purification permettra de la hâter.

On peut retenir trois concepts clefs de sa doctrine.
Le tsimtsoum ou retrait (plutôt contraction) : retrait de Dieu d’une partie du monde pour laisser place à un vide où l’Eternel par l’intermédiaire d’un rayon procédera à la création en alimentant dix réceptacles appelés sefirot qui seront à l’origine de la vie et de la création.
La chevirat hakelim ou brisure des vases: A cette création parfaite initiale fut ajouté un rayon en ligne droite appelé homme primordial que ne purent contenir les réceptables de la lumière divine. Ils se brisèrent donc libérant la lumière divine sous forme d’étincelles, de copeaux qui se répartirent dans le monde.
Le Tikoun ou réparation: c’est à l’homme qu’incombe la tâche de réparer les vases. Pour ce faire, l’homme doit agir à l’intérieur de lui même pour faire le tri, rassembler les étincelles et que le peuple d’Israël la brisure originelle.

Son Œuvre
Rabbi Isaac Louria n’a rien écrit lui-même, tout ce qu’on connaît de lui a été consigné par ses disciples. On considère les plus probantes comme étant celles de Haïm Vital (1542-1620).
Parmi ses œuvres, mentionnons :
livre de l’Arbre de Vie (Sefer Ets Hayyim)
Livre des visions (Sefer haHetionot)
Livres sur les reincarnations (Sefer haGilulim)
Choulhan Aroukh Shel haRav Yitzhak Louria, commentaire sur l’ouvrage de Yossef Karo
Or’hot Tsaddikim
Patora de Abba

Son enseignement franchit rapidement les frontières d’abord celles du Moyen Orient puis de l’Euope de l’Ouest par l’Italie pour enfin parvenir aux communautés d’Europe Centrale. De nombreux ouvrage de vulgarisation de son Œuvre ont fleuri jusqu’au xviie siècle.

15 Tamouz, Hilloula de Rabbi Haim Ben Attar, le Or Ha’haim

15 Tamouz, Hilloula de Rabbi Haim Ben Attar, le Or Ha’haim

 

Rabbi Haïm Ben Attar est né en 1696 à Salé au Maroc, dans une famille riche originaire d’Espagne. La famille s’était alors séparée, une partie s’établit en Hollande et l’autre au Maroc (à Salé et à Fez ).

Il fit ses premiers pas dans l’étude auprès de son grand père, et lorsqu’il eut 9 ans, sa famille se fixa à Meknès pour faire du commerce, puis la famille revint à Salé où le grand oncle Rabbi Moshé était le Naguid de la communauté et aussi le conseiller du sultan Moulay Ismaël.

Rabbi Haïm épousa la fille de Rabbi Moshé, et libéré des tracas de la parnassa, il put se consacrer à l’étude de la Thora et à son enseignement. Il resserra les liens avec des amis d’enfance : Rabbi Moshé et Rabbi Yéhouda Berdugo.

En 1724, alors qu’il avait 28 ans, son beau père décéda et une partie de l’héritage lui revint de droit ; mais comme c’est souvent le cas, un grand conflit s’installa au sujet de la succession entre les héritiers ; vint s’ajouter à ce problème son incapacité à gérer ces biens. De plus un impôt spécial fut prélevé sur le reste de la fortune.
Déçu par son entourage et par tous ces tracas, il retourne à Salé avec sa famille auprès de son père. Il se consacre alors à la méditation et à la rédaction de ses ouvrages.  Lire la suite

En 1738, il y eut une grande famine au Maroc ; toutes ces souffrances endurées, toutes ces déceptions lui firent germer à l’esprit et lui donnèrent la force de quitter le Maroc pour monter à Jérusalem.

Suivant le Gaon de Vilna, l’année 1740 du 6ème millénaire correspond à l’aube de la Guéoula. Rabbi Haïm Ben Attar disait à ce sujet que la Guéoula devait être précédée par une immigration massive vers Israel.

Il arrive en 1739 à Alger où il est reçu avec de grands honneurs par Rabbi Itshak Chouraqui et Rabbi Yéhouda Ayache.

Ses livres firent alors une excellente impression sur les deux éminents rabbins. Il arriva la même année à Livourne en Italie où il fut reçu avec de grands honneurs et il y publie son livre ” OR HAHAÏM “.

Les rabbins de Modène furent enthousiasmes par cette œuvre “Cette fois, le soleil (R. Haim ) du couchant (Magreb) a brillé sur la terre” dirent-ils.

Rabbi Haïm Ben Attar recueille des fonds pour créer en Israel une yéchiva “Knesset Israel”. Il forma une un groupe potentiel d’immigrants pour Israel.

Roch Hodech Av 1741, avec un groupe de 30 personnes et accompagné de Rabbi Moshé Franco, il quitte l’Italie pour Israel. Ils arrivent à Acco le 24 de Elloul et passent Kippour dans la grotte d’Elie sur le Carmel.

Au mois de Adar, ils quittèrent Acco pour Safed où on mit à sa disposition une maison qui servit à R. Yossef Karo et où séjourna Rabbi Itshak Louria.

Au mois de Adar 2 , il se rendit avec un de ses élèves à Tibériade rendre visite à Rabbi  Aboulafia qui essaya de le convaincre de s’installer à Tibériade. Mais il préféra s’installer à Jérusalem où il arrive en 1742 et où il crée sa Yéchiva “Knesset Israel”.

Il forma plusieurs élèves dont le Hida qui raconte qu’à la sortie du Chabbat ils étudiaient jusqu’à l’aube. Rabbi Haïm Ben Attar divisait la nuit en quatre temps dans lesquels ils étudiaient la Michna, la Guemara, le Zohar et la Hala’ha.

Son livre “RICHON LETSION” publié à Jérusalem fut accueilli très favorablement par les rabbins de Jerusalem :
“Cet homme venu du Magreb possède sagesse, sciences et crainte de D’, il a l’apparence d’un mortel mais c’est un ange de l’armée céleste ”

Rabbi Haïm quitta ce monde le 15 Tamouz à l’âge de 47 ans. Ses élèves l’enterrèrent sur le Mont des Oliviers auprès de ses deux épouses.

Le Baal Chem Tov et le Orah Haim

Le Baal Chem Tov voulait rencontrer Rabbi Haïm Benatar. Il voyagea jusqu’à Istamboul mais une violente tempête l’en empêcha. Le prophète Elie apparut au Becht et lui dit : “Si deux hommes de votre valeur se rencontrent dans la même génération, ils peuvent provoquer la Guéoula mais l’heure n’est pas encore venue”.
Le jour de la mort de Rabbi Haïm Benatar, le Becht était assis avec ses disciples pour le repas chabbatique. subitement, il déclara: “La lumière (Or Hahaim) du couchant (Magreb) vient de s’éteindre. D’où le savait-il ? “une grande kavana, m’a été révélée (lors de l’ablution des mains) celle-ci ne peut être révélée qu’à une seule personne par génération” répondit le Becht. “J’ai alors compris que Rabbi Haïm n’était plus de ce monde”. De même, le jour où Rabbi Haïm entra à Jerusalem, le Becht dit à ses élèves : “Le Machiah vient de rentrer à Jérusalem!”.

 

 

Des milliers de Hassidim du monde entier sont attendus le Chabbat Guimel Tamouz au Ohel du Rabbi

Des milliers de Hassidim du monde entier sont attendus le Chabbat Guimel Tamouz au Ohel du Rabbi

Des milliers de Hassidim venus du monde entier sont attendus le Chabbat Gimmel Tamouz au Ohel du Rabbi. Une tente géante climatisée est prévue pour l’hébergement.

Une foule nombreuse devrait passer les Chabbath Parshas Korach, du 15 au 16 juin, près du cimetière Old Montefiore, à Springfield Gardens, Queens, New York.

Des milliers de Juifs de tous les âges seront là pour commemorer le Gimmel Tammuz, jour Hilloula du Rabbi de Loubavitch au Ohel.

Le pèlerinage annuel est coordonné par l’organisation “Ohel Chabad Lubavitch”, dirigée par le Rav Abba Refson qui supervise le Ohel et les activités.

Cette année, ils prévoient d’ériger une grande tente climatisée pour fournir un hébergement pour ceux qui passeront les Chabbat au Ohel, à 5 minutes à pied de Ohel. Pour réserver un lit, inscrivez-vous sur www.ohelchabad.org/reserve.

D’autres logeront dans des appartements privés dans les environs et RV Motorhomes. Le Ohel fournira gratuitement les repas de Chabbath à tous les invités. Pour aider à couvrir l’immense coût, vous pouvez faire un don à www.bit.ly/DonateOhel.

Un Tsaddik, un Juste, qui quitte ce monde n’en disparaît pas, il s’y trouve avec une intensité encore plus grande, nous enseigne le Zohar. Lorsque, au début de la semaine prochaine, reviendra le 3 Tamouz, jour où le Rabbi quitta matériellement ce monde, cette phrase, immanquablement, résonnera dans l’esprit et dans l’âme de chacun. Car, avec le déroulement du temps, chacun constate à quel point la présence du Rabbi semble être encore plus sensible avec les années. Par ses enseignements, par les actions croissantes qu’il suscite aux quatre coins du monde, le Rabbi continue de guider, conduire, vivifier des centaines de milliers de personnes, diverses tant par leur origine que par leur mode de vie, leurs opinions ou leur situation géographique.

Certains pourraient penser que la grandeur du 3 Tamouz se limite à ces considérations. Certes, ces idées expriment une actualité indéniable – et, en cela, elles sont essentielles. Toutefois, si cette date se contentait d’incarner cela, les années qui passent ne verraient rien se rajouter aux acquis antérieurs. On dirait alors que ce jour n’est qu’une commémoration, même importante, parmi toutes les autres. Or il représente bien autre chose et sans doute est-ce en cela qu’il révèle sa profondeur et son urgence pour chacun, car il est un jour d’élévation. Cela signifie que, lorsqu’il revient, d’année en année, il ne réapparaît pas au même niveau. Il entraîne toujours dans un degré plus haut et ce progrès est infini. C’est ainsi que le Rabbi lui-même s’élève également de degré en degré. Il ouvre un chemin toujours nouveau et chacun peut le suivre. Plus encore, il importe pour chacun de s’élever avec lui.

Le propre d’une voie qui monte, c’est d’exister et d’offrir le passage. Mais il appartient à l’homme de s’y engager et d’en suivre les avancées. Cette route-là est spirituelle, c’est spirituellement qu’il faut savoir l’emprunter. C’est dire que le 3 Tamouz n’est pas qu’une journée qu’il faut marquer, c’est un moment rare qu’il faut vivre par l’action et par l’étude, par le cœur et par l’esprit. Ce jour tombe en début de semaine, a-t-on dit, comme pour souligner qu’il est un signe de commencement. Parce que c’’est une période nouvelle qui s’ouvre et que notre âme sait y trouver les ressources du renouveau. Afin que l’ombre recule pour faire place à la Lumière, celle du temps de Machi’ah.

 

 

HILLOULA : Baba Salé et le Rabbi

HILLOULA : Baba Salé et le Rabbi

Le 4 Chevat 5744, Rabbi Israel ABEHASSERA, familièrement appelé BABA SALE s’éteignit en Israel, à Nétivot.

Né en 5650 (1889), le jour de Roch-Hachana, dans le Tafilalet (Sud marocain), d’une lignée prestigieuse remontant à Rabbi Yaacov Abouhassira זצ”ל, cet homme exceptionnel vivait, depuis sa tendre enfance, détaché des choses de ce monde. Etudiant tout autant le « Niglé » (Talmud et décisionnaires) que la Kabbalah, chaque jour pendant 18 heures, il acquiert très vite une envergure inimaginable dans la connaissance de la Torah.

Devenu orphelin très tôt, il va occuper à un âge précoce le poste de Roch-Yéchivah pour toute la région du Tafilalet. En 5681 (1921 – il est alors âgé de 31 ans) il fait un séjour d’un an en Terre Sainte, où il étudie avec les sages de Jérusalem dans la Yéchivah « Porat-Yossef ». Il fait l’émerveillement de tous par son érudition et son humilité vraie. De retour au Maroc, il se voit confier la responsabilité d’un grand nombre de communautés. Il fait ensuite, à partir de 5711 (1951), plusieurs séjours en Eretz-Israël et en France, entrecoupés de retour au Maroc, puis il décide en 5724 (1964) de s’établir définitivement sur la Terre Sainte. Il s’installe à Yavneh, et à Achlékon, et en 5730 (1970), il fixe son lieu de résidence à Nétivoth, dans le Néguev, d’où il quittera ce monde le 4 Chevat 5744 (1984).

Sa foi en la venue imminente du Machia’h, et son impatience à l’attendre, étaient célèbres. A tous ceux qui assiégeaient sa demeure pour recevoir ses bénédictions, il communiquait cette foi et cette flamme.

Ce que le monde connaît moins est son lien particulier avec l’enseignement du Baal Chem Tov et de ses saints disciples, particulièrement avec l’« Admour Hazaken », auteur du Tanya et fondateur de ‘Habad. 

Au cours de ses fréquents séjours en France (entre 5714 et 5724) il préférait se réfugier au calme, derrière les murs de la Yéchivah «Tom’hei Tmimim Loubavitch» de Brunoy, où il pouvait se consacrer, particulièrement pendant les mois d’Elloul et de Tichri, à l’étude de la Torah et au service de la Téfilah. L’un de ses ouvrages de prédilection était le «Likoutei-Torah» du Baal-Hatanya.

Le Rav Yehochoua Hadad שליט”א de Milan, se souvient qu’il eut le privilège, en Elloul 5716, d’avoir été choisi pour être le « ‘Havrouta » (le compagnon d’études) du « Baba Salé », à l’étude du « Likoutei Torah ». Il raconte que, devant les stupéfiantes révélations de cet ouvrage, le Tsadik éclatait parfois d’un rire joyeux, dénotant une délectation profonde, incompréhensible pour un être ordinaire, et qu’il s’écriait : « Zalman ! Où as-tu pris cela ? »

Le Rav Ma’khlouf Aminadav Krispin שליט”א, marié à la petite-fille du Tsadik, raconte que celui-ci, habitant alors Yavneh, mit à la porte de sa maison un Rav important qui dirigeait un « Collel » dans la même ville, parce que ce dernier avait fait une remarque désobligeante à l’égard du Baal Chem Tov. Il était alors entré dans une grande colère, lui lançant : « Qui êtes-vous pour entrer dans un tel sujet et arbitrer entre des Grands ? Je sais, moi, qui est le Baal-Chem-Tov. Maintenant, sortez d’ici, je ne veux plus vous voir à côté de moi ! ». Puis il avait appelé le Rav Krispin, initiateur de la visite, l’avait sermonné pour avoir introduit dans sa demeure un homme qui parlait contre le Baal Chem Tov, et avait ajouté : « Tu vas voir, si ce Collel reste à Yavneh, je ne suis plus Baba Salé ». Bien entendu, le Tsadik ne parla à personne de cet incident, mais le lendemain, le maire de Yavneh convoqua le Roch-Collel et l’informa que le Ministère de l’Intérieur avait coupé les subventions aux étudiants de son Collel. Ce même jour, le Collel cessa toute activité, comme l’avait prédit le Tsadik.

La relation avec le Rabbi

Les liens du « Baba Salé » avec le Rabbi étaient extraordinaires. Dans une lettre (reproduite dans « Igueroth-Kodech », lettre 1370 du 26 Teveth 5712 ( 1 – 2 )), le Rabbi le complimente et le bénit pour sa décision de monter en Terre Sainte, dictée par la Providence Divine et destinée à fortifier l’esprit de nos frères, les influençant à renforcer la Torah et les Mitsvot, particulièrement à veiller à ce que leurs enfants ne tombent pas dans les pièges de l’éducation relâchée, mais à ce qu’ils reçoivent, sans exception, celle de la Torah et des Mitsvot, de la crainte de D-ieu et de la Tradition des saints ancêtres…

Dans une autre lettre ( 1 – 2 – 3 – 4), le Rabbi l’encourage, à cause de la situation spirituelle médiocre en Eretz-Israël, à ne pas rechercher la retraite au calme que Baba Salé envisageait, ni même à quitter la Terre Sainte pour trouver refuge aux Etats-Unis, mais, « ayant le mérite, de par le Ciel, d’être un dirigeant du peuple d’Israël, auquel des milliers d’hommes obéissent, parce que vous possédez des forces puissantes, il est donc souhaitable que vous demeuriez à proximité des lieux où habitent nos frères séfaradim (Chlita) assoiffés de la Torah de D-ieu… Je vous conseille donc de rester en Eretz-Israël. »

Cette lettre l’encourageant à fixer sa résidence en Eretz-Israël, faisait suite à plusieurs autres missives où le Rabbi l’exhortait à monter en Terre Sainte. Particulièrement après que le « Baba Salé » ait consulté l’avis du Rabbi sur le fait qu’il voulait se retirer au calme pour s’y consacrer à l’étude de la Torah et au Service divin, envisageant même de se fixer aux Etats-Unis.

Le Rav Bentsion Grossman שליט”א rapporte ce qu’il entendit des proches du Tsadik : « le fait que Baba Salé ait voulu habiter aux Etats-Unis en 5712 (1952) est assez surprenant, car ce pays ne regorgeait pas d’institutions « orthodoxes » à cette époque, et encore moins de communautés séfarades organisées, aussi qu’y recherchait-il ? ».

Les mêmes personnes répondent, pour l’avoir entendu Baba Salé, qu’il voulait rejoindre le Rabbi, pour œuvrer avec lui dans l’instauration de la Guéoula, et c’est à cet effet qu’il demandait son avis. Le Rabbi lui répondit, en une missive pleine de références kabbalistiques, qu’il lui conseillait de se fixer en Eretz-Israël… afin d’employer les trésors d’aptitudes que lui avaient légués ses saints ancêtres, et de livrer combat au mauvais penchant et aux forces du mal, en tête des troupes qui obéissent à sa volonté, pour diffuser le Divin tout autour d’eux ».

Dans la lettre 2083 (du 13 Nissan 5713) le Rabbi se réjouit de ce que Baba Salé ait bien accueilli sa précédente missive où il lui conseillait « d’employer ses forces au service du public et de ne pas choisir l’isolement ».

C’est à partir de cette époque que Rabbi Israël soutint toutes les initiatives et campagnes du Rabbi. Lorsqu’il revint au Maroc, en 5714, et qu’il vit tout ce qu’avaient réalisé les émissaires du Rabbi dans toutes les villes et régions du pays, il remercia le Rabbi par lettre d’une manière particulièrement chaleureuse. De retour en Terre Sainte en 5724, il continua à soutenir le Rabbi et ses émissaires, manifesta publiquement sa coopération à la « campagne des Téfilines » lancée par le Rabbi, en s’associant à la lettre collective de soutien, que contresignèrent tant d’autres autorités, comme Rabbi Ezra Attia זצ”ל et Rabbi Rafaël-Barou’kh Toledano זצ”ל.

Il soutint également de manière publique la campagne pour l’allumage des bougies de Chabbath par les fillettes.

Lorsqu’on vint lui raconter qu’un Rav connu s’opposait à cette mesure, il répondit à ses informateurs d’un air étonné : « Comment comparer une mouche aux ailes coupées à l’aigle planant dans les cieux ? »

Il lutta de toutes ses forces contre le décret inique de « Mihou Yehoudi », l’amendement à la Loi du retour qui reconnaît comme juive toute personne qui s’est convertie sans mentionner la nécessité d’une conversion conforme à la Hala’kha, la loi pratique du Judaïsme. Cet amendement est malheureusement toujours en vigueur du fait des pressions exercées par les réformés américains sur les gouvernements successifs d’Israël, avec chantage aux aides du Congrès américain à la clé. Il envoya lettres et télégrammes à tous ceux qui luttaient pour l’abrogation de cette loi, exprimant son espoir qu’en fin de compte, c’est la Hala’kha qui serait seule reconnue en la matière.

Tout lui revient

Rapportées par son gendre, le Rav Yachar Edrehi שליט”א, plusieurs anecdotes montrent, s’il en était besoin, l’admiration inconditionnelle du Tsadik envers le Rabbi.

Pendant le deuil qu’il observait après le départ de son fils le Tsadik Rabbi Méir זצ”ל, il reçut une lettre de consolation du Rabbi. Lorsqu’on lui communiqua la lettre, il se mit debout, et s’écria, le visage baigné de larmes : « Qui suis-je et que suis-je, pour que le Rabbi de Loubavitch pense à moi et m’envoie une lettre de condoléances ? »

Une autre fois, un Rav qui lui rendait visite, le questionna sur le fait que les ‘hassidim disaient que le Rabbi est le roi Machia’h. Le « Baba-Salé » lui répondit avec un sourire et une expression d’admiration : « Echtahil Kolchi ! » (en arabe : « Tout lui revient, il mérite tout »).

Le Rav Yossef Deutch זצ”ל ; Roch-Yéchivah à Yérouchalaïm racontait volontiers : « Un jour où je participais à un repas chez le Tsadik, j’eus l’occasion de répéter des paroles de Torah prononcées par le Rabbi. Lorsqu’il m’entendit citer le nom du Rabbi, il leva la main et dit : « Vé-Lo Yikhath ‘Amim ». Ces mots sont extraits du verset 10 (chapitre 49) de Beréchith, faisant référence au roi Machia’h : « …. A lui les nations obéiront ».

 

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