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Photo de la Rebbetzin à treize ans.

 

La Rabbanit ‘Haya Mouchka Schneerson est née à Babinovitch, à côté de la ville russe « Loubavitch », un Shabbat, le 25 du mois de Adar en 1901.

 

Elle était la seconde des trois filles du sixième Rabbi de Loubavitch, le Rabbi Yossef Yts’hak et de son épouse la Rebbetztin Ne’hama Dina Schneerson.

Quand elle est née, son grand-père, le cinquième Rabbi de Loubavitch, le Rabbi Chalom Dov Ber, qui était à l’étranger, télégraphia au Rayats et lui demanda de nommer sa fille « ‘Haya Mouchka », sur le nom de la épouse du Tséma’h Tsedek.
Durant la première guerre mondiale, en automne 1915, la Rebbetztin et sa famille voyagèrent à Loubavitch et s’installèrent à Rostov.

Lorsqu’ils étaient à Rostov, le Rabbi Rachab tomba malade et, la Rebbetztin ‘Haya Mouchka, alors âgée de 19 ans, s’occupa de lui affectueusement et passa ses nuits à ses côtés.

 

Avant sa disparition en 1920, le Rabbi Shalom Dov Ber la bénit.
Durant les dures années du communisme, où son père le Rabbi Yossef Yts’hak menait une lutte héroïque, elle était toujours à ses côtés. D’ailleurs son père l’impliquait énormément dans son travail.

 

Jusqu’à Kastroma où il a été envoyé en exil, elle le suivi. Avant de quitter la Russie en 1927, elle s’engaga à épouser Rabbi Mena’hem Mendel Scheerson. Elle se maria un an plus tard, le 14 Kislev 1928, à Varsovie.
A propos de ce jour bénit le Rabbi dira 25 ans plus tard : « C’est ce jour que je me suis lié à vous (les hassidim) et vous à moi » .

 

Après leur mariage, ils vécurent à Berlin jusqu’en 1933, puis à Paris. En mai 1940, ils quittèrent Nice.
Au cours d’un bombardement, elle poussa un juif à terre, lui sauvant ainsi la vie. Plus tard, en racontant cette histoire, elle dit : « C’est vrai que je lui ai sauvé la vie mais, pousser un autre juif nécessite une Téchouva ».

 

 

Quelle est la différence entre la brakha du Rabbi et celle de la Rebbetsin ?

 

Le premier mot de la bénédiction des cohanim, « koh » (« ainsi », vous bénirez les enfants d’Israël1) s’écrit en hébreu avec les lettres kaf, hé, כ »ה, qui est aussi une manière de désigner le vingt-cinquième jour du mois.

 

Le 25 Adar 5736 (au printemps 1976), précisément le jour de son anniversaire, la Rebbetsin ‘Haya Moussia dînait avec le Rabbi dans leur appartement de Président Street, à New York, lorsqu’on sonna à l’entrée.  Leur intendant, le Rav ’Hessed Halberstam ouvrit la porte et réceptionna un beau bouquet offert à la Rebbetsin par l’organisation féminine « Néchei H’abad » ; ce bouquet était accompagné d’une lettre contenant des demandes de bénédictions.

 

Le rav Halberstam donna les fleurs à la Rebbetsin et la lettre au Rabbi. Le Rabbi refusa de prendre la lettre en affirmant qu’elle était destinée à sa femme. Le rav Halberstam insista alors en soulignant : « Cette lettre est pourtant bien pour le Rabbi, car elle contient des demandes de bénédictions » mais le Rabbi lui répondit : « Elle aussi peut bénir. »

 

Le rav Halberstam remit donc la lettre dans les saintes mains de la Rebbetsin, pensant dans son for intérieur que, de toute façon, c’est par le zékhout du Rabbi, par son mérite, que la Rebbetsin peut donner des bénédictions. Le Rabbi, lisant dans ses pensées, lui rétorqua: « Mon épouse est capable de bénir par son propre mérite ».

 

Le rav Halberstam se demanda : « Quelle est donc la différence entre la brakha du Rabbi et celle de la Rebbetsin ? ». Dès lors, s’engagea un dialogue :
Le Rabbi : « As-tu étudié Dérekh Mitsvotekha ?
Le rav Halberstam : « Oui ».
Le Rabbi : « Quel chapitre? »
Le rav Halberstam : “Celui concernant la mitsva de la téfilla ».
Le Rabbi : « Tu dois sûrement savoir la différence qui existe entre le niveau immanent de D-ieu, mémalei kol almin et le niveau transcendant de sovev kol almin. Les bénédictions que je donne tirent leur origine du premier niveau mémalei kol almin, ce qui signifie que la personne doit aussi agir par elle-même afin que la brakha se réalise. En revanche, lorsque la Rebbetsin gratifie un être de sa brakha, la brakha se réalise automatiquement, même s’il ne fait rien pour cela, car elle procède du second niveau sovev kol almin. »

 

Cette capacité de la Rebbetsin à prodiguer des bénédictions ne fut révélée qu’à une poignée de gens. Lors du dernier discours que nous avons eu le mérite d’entendre du Rabbi le jour du yahrzeit de la Rebbetsin, il associa sa disparition au verset : Par ton intermédiaire, Israël sera béni, une allusion directe au fait que la Rebbetsin Haya Moushka était elle-même une source de bénédictions.

 

Quelques jours plus tard, le Rabbi ajouta : « Le 25 du mois est relié à l’octroi de toutes formes de bénédictions pour les juifs. »

 

Et les vivants doivent la prendre à  cœur : le Rabbi revint plusieurs fois sur ce verset après la disparition de la Rebbetsin. Il voulait ainsi nous encourager à l’imiter dans nos propres vies. À nous par conséquent de savoir embrasser les différents sens du mot « bénédiction » et de les utiliser pour enrichir notre existence et celle des autres. Rapprochons ainsi nos cœurs au travers de la mitsva d’aimer son prochain, tel que l’amour de la Torah et de Hashem nous y entraînent ; n’est-ce pas là la quintessence de la ‘hassidout ?

 


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